"Quand la philosophie est au coeur du suspens » C'est bientôt le grand oral, Anaximandre, après des mois de préparation avec son tuteur Périclès, s'apprête à défendre pendant près de cinq heures sa thèse dont le sujet n'est rien moins que la vie et l'oeuvre d'Adam Ford (2058 – 2077). Adam Ford, « le catalyseur » de la chute de la République instaurée par Platon en 2051 après que le monde entier ait sombré dans le chaos, et dans la Dernière Guerre...
La République de Platon rassemblait alors, dans un archipel de l'hémisphère Sud, les îles Aotearoa, l'un des derniers bastions d'êtres humains, vivant à l'écart et militairement protégés des envahisseurs et des épidémies par une force et une flotte militaire dûment entrainée...
Platon, considéré comme « le sauveur de la race humaine, rien de moins. »
Mais c'était sans compter sur Adam Ford et les doutes qui commençaient à poindre le bout de leur nez ici et là...
Voilà bien des années qu'Adam Ford est mort et pourtant Anaximandre est convaincue que tout n'a pas été dit à son sujet, concernant notamment le « Grand Dilemme »...
« Genesis » comme la Genèse, celle d'une autre ère que nous découvrons progressivement à l'occasion de ce quasi interrogatoire auquel est soumis la jeune fille, j'allais dire, devant ses juges...
Les examinateurs, qui n'ont rien de bienveillants, poussent Anaximandre dans ses retranchements, un peu à la manière de Socrate (quoique...) mais en plus sombre. La jeune fille ne se défend pas si mal jusqu'à la dernière heure, celle de toutes les révélations, qui tombe comme un couperet, in extremis, avant la fin.
« Genesis » se lit d'une traite – tension serrée, suspens tendu – bien que, il faut bien l'avouer, les questions soulevées ne soient pas franchement nées de la dernière pluie et les réponses apportées, itou... Il y a du Platon (le vrai), de l'Asimov, du Pierre Boulle, le tout un peu délayé.
J'avoue m'être un peu ennuyée, malgré la fin bien trouvée mais qui faisait trop penser à une certaine Statue de la Liberté...
L'avis de Cuné, beaucoup plus enthousiaste que moi.
Ce livre fut un véritable succès en langue anglaise, il le sera certainement ici et encore ailleurs...
Gallimard jeunesse - septembre 2009





48
Ajouter un commentaire