Mais ces deux déchirés, Superbes de chagrin,
Abandonnent aux chiens,
L'exploit de les juger...
Jacques Brel.
Voilà une histoire d'amour singulière, troublante et provocante...
Paul M. Marchand précise en introduction, qu'elle lui fut confiée, un jour, par une femme, peu de temps après la sortie de son dernier roman.
Elle lui écrit :
« Vous commencez votre livre par une phrase de Céline, vous le concluez par une de Nimier, c'est là deux raisons de nous présenter. »
Ils se rencontrèrent, elle lui confia peu à peu son histoire, dans le désordre, comme les souvenirs qui affluaient alors, violents, toujours aussi présents, et lui demanda de l'écrire pour elle.
Cette histoire, vous la tenez à présent entre vos mains. Une histoire d'amour et de mort intimement mêlés...
Le mieux est d'ouvrir ce livre en en sachant pas davantage, vierge de tout a priori, disponible...
C'est à vrai dire ce que je fis. Le titre me « parlait », la quatrième de couverture, pour une fois très succincte, les petites phrases très élogieuses extraites de diverses critiques, achevèrent de me convaincre.
Je sortis de ma lecture un peu abasourdie. Paul M. Marchand a décidément beaucoup de talent, sa plume est vive, acerbe, alerte, juste, sensible, en un mot comme en mille, diablement efficace.
Cette histoire, confiée par une étrangère, il l'a définitivement fait sienne, sans juger, jamais.
Si j'ai aimé le livre lui-même, dans sa forme narrative et dans l'approche très humaine des personnages, je suis restée plus septique quant à l'histoire elle-même, ne cessant de tourner et retourner le « problème » dans tous les sens...
Histoire d'amour en vérité, ou bien plutôt assassinat, « crime parfait » engendré par un amour beaucoup trop lourd à porter, inhumain, mortifère ?
Je n'entrerai pas dans la meute...
A vous de voir...
Au sujet de Paul M. Marchand.
Le livre de Poche - octobre 2009.
Grasset pour la précédente édition.







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