La République est pourrie. On le savait. Le pouvoir est pourri. On le savait. Il est même pourri partout, dans tout les pays du monde. Se convaincre du contraire c’est être un brin candide.
Cette affaire n’échappe pas à la règle. Je n’ai même pas envie de débattre du fond du dossier. Il est d’abord bien trop complexe pour qu’un piètre blogueur se lance dans le procès d’untel ou d’un autre. Il est surtout tellement politique qui débecte le premier passionné « de la chose publique » venu. La seule chose qui m’étonne c’est la vivacité de cette affaire, qui remonte, comme par magie, dans les bottes déjà chargées de Chirac et de Villepin. Un peu comme si Cleastream n’ayant pas suffit à dézinguer les chiraquiens (Certains français voient même en Villepin la meilleure opposition actuelle !), l’Angolagate était envoyé comme seconde salve pour finir le boulot. Chirac et Villepin doivent avoir les fesses qui font bravo, les autres ? Il suffit qu’ils aient su prendre le bon wagon en 2007 en suivant NS plutôt que comploter avec les Chiraquiens. La politique c’est plutôt facile en fait, il faut toujours être du côté du plus fort.
En terme juridique, Marc Vasseur s’est fait un plaisir de décliner les délits pour lesquels Pasqua pourrait être condamné… il n’a pas totalement tord.
Un pour tous et Dieu pour les autres où l’omerta politique. Ennemis, couvrez-moi où tombons tous. A gerber. Pardon, Charles Pasqua est innocent. Même si sa conférence de presse tend plutôt à prouver le contraire… Bref, lorsque j’entends des débats passionnés sur Jean Sarkozy et tous ces autres sujets prépondérants comme le présence ou non de Sarkozy sur le mur de Berlin à la bonne date, je regrette, profondément, qu’il n’y eût seulement le dixième de ces débats pour l’annonce de la suppression du juge d’instruction.
Car qu’il s’agisse de Clearstream ou de cette affaire d’Angolagate, on oublie trop souvent que sans juges d’instructions, tout ce beau monde eût été bien tranquille.




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