Tout le monde connait l'histoire de Céline et Sarah, ces deux jeunes bisontines emprisonnées en République Dominicaine après avoir été arrêté à l'aéroport. Pour rappel, elles sont soupçonnées d'avoir fait passer de la drogue lors de leur retour en France, un délis sévèrement puni dans le pays.
A quelques mois des élections régionales, voila un formidable dossier pour notre maire de Vesoul, secrétaire d'état à la coopération et candidat aux élections régionales en Franche-Comté, Alain Joyandet...
Ce Dimanche, l'émission politique "Dimanche +" diffusée sur Canal Plus, consacrait un reportage à cette convention de transfèrement de prisionniers entre la france et la république dominicaine. Alain Joyandet en est le personnage principal.
Pour prendre la présidence de région, il faut exister médiatiquement. Et si un dossier local, régional voir national peut contribuer à la notoriété, c'est parfait... illustration :
Ne cherchez pas, vous ne verrez pas beaucoup de prisonnier(e)s français(es) dans le reportage. Tout juste en entendrez-vous parler durant les 30 premières secondes. Ensuite, place au show politique.
"Les deux cas les plus sensibles, Céline et Sarah, 20 ans [...] leur histoire a été fortement médiatisé [...] et surtout, elles sont originaires de Franche-Comté, le fief d'Alain Joyandet" nous dit la journaliste de Canal.
Pour Joyandet, l'affaire des deux bisontines-comtoises tombe à pic. C'était le moment pour lui de la récupérer même s'il s'en défend d'emblée dans le reportage en mettant cette mission sur le compte de ses responsabilités ministérielles.
Pourtant, cela frappe aux yeux. Joyandet est comtois, ministre, qui plus est de la coopération. Un poste stratégique pour régler cette affaire et en tirer un bénéfice personnel en terme de retombées médiatiques nationales (TF1 en a parlé dans l'émission people 50min Inside) et régionales.
Pour preuve, en toute fin du reportage de Canal, l'homme qui disait ne pas faire tout ce travail dans la perspective des régionales va accorder ses toutes premières réactions à France 3... Franche-Comté. La boucle est bouclée.
Mais il n'est pas sur que cela ne serve finalement le ministre car une telle affaire mérite un peu plus qu'un calcul politico-médiatique. Les jeunes femmes auraient-elles eu le même soutien du même ministre si elles n'avaient pas été comtoises ?
Point positif, une convention a été signé et doit être ratifié par les parlements des deux pays, ce qui ouvrira la voie à un retour en France des française(s) emprisonnés sur place, dont Céline et Sarah. Un immense espoir pour toutes les familles qu'il est important de mettre un peu plus en valeur que celui qui a apposé sa signature sur le papier...





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