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“Chéri, passe moi le vibro, j’deviens hystérique!”

Publié le 21 août 2009 par Anne-Sophie

Les médias et mes amies sont très coquins actuellement… Je ne sais si c’est l’été ou les chaleurs caniculaires, mais… cela fait une semaine que je croise plein d’articles sur la sexualité.

Le premier? Paru dans le Marie-Claire du mois d’août que mon papa a récupéré dans la poubelle du voisin alors que nous nous apprêtions à faire un BQQ et que nous n’avions plus de papier journal… Forcément, il faut que je tombe sur un article sur l’échangisme chez les jeunes, que j’ai lu naturellement en gardant un oeil sur les manoeuvres d’allumage effectuées par les deux hommes que j’aidais alors (mon papa et mon homme) en étant pour le coup pas très productive question aide-gestion des braises… Intéressant comme article, mais - sans vouloir rajouter d’huile sur le feu - j’aurais aimé avoir des chiffres réels sur cette tendance…

Ensuite? Hier mon amie Juliette m’envoie un lien accompagné d’un petit smiley-clin-d-oeil… De quoi s’agit-il? De Sciences-Po qui lance une revue érotique, l’Imparfaite. J’apprends que plusieurs Universités Américaines publient depuis longtemps leurs revues érotiques et que l’idée n’est donc pas nouvelle. J’avoue que c’est osé mais plutôt bien vu d’une certaine manière. J’aime le nom de leur journal. Je me dis que j’aurais bien répondu à leur enquête histoire de “pipoter” un peu avec eux mais on a pas du se croiser dans les locaux!

Quoi qu’il en soit, cet article étant publié sur un site que je ne connaissais pas (le blog rue69 hébergé sur le site de rue89), j’en profite pour regarder les autres articles (ben oui quoi…) et je tombe sur celui-ci qui m’a bien fait sourire… Lapsus révélateur en matière d’orgasme anal, c’est plutôt rare non? Cet épisode qui a lieu dans un sex shop pariesien me fait penser à une de mes bonnes amies qui lorsqu’elle habitait à New York il y a quelques années, aimait bien aller dans les Sex Shops réservés aux nanas, “on se sent beaucoup plus libre qu’en France là bas”. Mum, je n’en doute pas!

Ceci étant, quand je m’en retourne pour lire le Monde du jour après cette petite disgression, je trouve cet article d’Elise Vincent sur le Sexting… là ça commence à faire beaucoup (imaginez dans ma tête la petite voix type 6ième sens, “je vois du sexe par-tout”), c’est limite si je prends pas un coup de vieux en m’interrogeant sur la sexualité chez les jeunes d’aujourd’hui, décidemment….

Et c’est en étant perdue dans ces pensées que je reçois alors un email de ma bonne copine Isa qui commence à me brancher sur l’érotisme et l’écologie: “je suis sure qu’il y a un parallèle frappant à faire entre pornographie / société de consommation et érotisme / écologie” me dit-elle. Je l’imagine me dire ça, Isa, comme si je l’avais en face de moi, avec un peu de fumée autour… à me demander si ce n’est pas moi qui suis fumée à force. “Ben oui c’est ça,” me précise-t-elle: “la pornographie se centre sur la satisfaction des pulsions de domination, possession, satisfaction du désir immédiat. Et même regarde toutes ces partouzes, le gang bang dont les sites porno sont truffés, ou symboliquement c’est la pulsion de répondre aux désirs du plus grand nombre ou…. la définition du parfait objet de consommation. Je suis sûre que les “déviances” érotiques - quand elles ne sont pas au dépens du partenaire - sont un mode d’exploration jusqu’à l’extrême des capacités sensorielles de notre nature; c’est fou comme l’érotisme est en harmonie avec l’écologie : un retour à sa nature, une exploration des potentialités de la nature.”

Isa, si je l’adore, c’est pour ça.

Parfois je pourrai l’écouter des heures quand elle part dans ses pensées. C’est pas pour rien qu’elle aime écrire d’ailleurs.

En tout cas je me couche sur ces belles pensées, un sourire aux lèvres… oh non je ne vais pas vous raconter ce que j’ai fait de la nuit après, puis si je vous disais que j’ai dormi comme un bébé vous ne me croyiez pas mais… PAF, ce soir, récidive. Je pensais être guérie de ma boulimie d’info sexy, je tombe sur cet article au sujet du livre Technologies de l’orgasme, Le vibromasseur, l’”hystérie” et la satisfaction sexuelle des femmes… D’après elle, “le vibromasseur représente à la fois le symptôme de l’hégémonie masculine et le meilleur instrument pour la subvertir. Inventé par ceux-là mêmes qui voulaient ignorer le clitoris, il a fini par en symboliser la souveraineté. Jusqu’à nourrir le pire cauchemar des gardiens de l’ordre androcentriste, tel que le résume cette blague bien connue des cercles féministes : quand Dieu a-t-il créé l’homme? Quand la femme a compris que le vibromasseur ne savait pas danser…” Tout d’un coup, je repense à cette photo de soi-disant tir-bouchon (qui n’en était pas un je pense…) en forme de phallus en bois vu sur le facebook d’un couple d’amis récemment partis en voyage de noces en Crète…

Phallus tir bouchon en bois

“Dis Chéri, il sait bien danser Renaud, non? - Ah non, non pas vraiment”. Eh mince! ça promet…

Mise à jour du 28 août 2009: Isabelle a posé sa réflexion noir sur blanc… ça se passe ici, sur Ecolo-Info, et je vous le recommande fortement;-)…

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