Une certaine Stéphanie Lacaille, attachée de presse de son état, m’a envoyé la circulaire suivante:
“Le principe [du Web Dating littéraire] est simple : vous auriez 15 minutes en tête à tête avec 10 auteurs venus d'horizons et d’éditeurs différents pour échanger avec eux autour de leur dernier livre !
Seront notamment présents :
Arnaud Molinié, auteur d'un premier roman aux éd. du Rocher ; Charb, auteur d'un recueil de brèves politiques et sociétales et Riss, auteur d'un livre de photos historiques parus aux éd. Les échappées ; Sire Cédric, auteur d'un recueil de nouvelles fantastiques aux éd. Le Pré aux Clercs ; Anne Zazzo, auteure du très beau livre Dessous paru aux éd. Solar ; Gilles Pétard, auteur d'un document sur la mythique Motown aux éd. Le Serpent à Plumes ; Wali Mohammadi, auteur d'un témoignage poignant sur sa fuite d'Afghanistan aux éd. Robert Laffont, etc.
Ce rendez-vous littéraire qui vous permettra, notamment, de découvrir des auteurs passionnés, aura lieu le samedi 05 décembre de 16h à 18h à l'hôtel Le Mathurin - 43 rue des Mathurins - 75008 Paris.”
Comme l’écrit Fluctuat, on doute que les journalistes ou blogueurs qui mettront les pieds dans ce genre d’évènement prendront la peine de lire les livres. Il n’y a qu’à écouter le pitch de l’auteur, et hop, l’article est tout prêt. Je ne parle même pas des stratégies de léchage-de-bottes chez certains wannabes en présence d’écrivains publiés.
Au fond, le web dating montre surtout la misère du marketing littéraire. A l’heure d’internet, il serait bien plus efficace que les écrivains prennent eux-même en charge la promotion de leur livre. Sur les sept écrivains mentionnés, seul Sire Cédric a un site internet, et aucun (à ma connaissance) n’a de blog. J’ai du mal à comprendre la logique: pourquoi inviter des blogueurs au web dating, alors que les écrivains pourraient faire leur propre buzz en ouvrant un blog?





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