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Le visage de la France à Copenhague

Publié le 10 décembre 2009 par Yoann Gontier

bricelalonde1.jpgBrice Lalonde est le chef de la délégation française au sommet sur le climat. Un écolo au parcours atypique, passé de gauche à droite, de Rocard à Madelin, de Neuilly à Copenhague.

 

Brice Lalonde est né en 1946 à Neuilly-sur-Seine. 23 ans plus tard, l'Homme pose le pied sur la Lune. C'est une révélation: la Terre est minuscule et fragile, il faut la protéger. Déjà engagé politiquement – il milite à l'Unef à la Sorbonne - il va se tourner vers l'écologie. Il rejoint très tôt l'association Les amis de la Terre, dont il devient le directeur. Il se fait notamment remarquer pour avoir organisé une grande manifestation de cyclistes à Paris, pour protester contre l'hégémonie de la voiture.

 

Puis il se jette dans la fosse aux lions. Directeur de campagne de l'écologiste René Dumont pour la présidentielle de 1974, il prend goût aux élections et décide de se lancer pour de bon. En 1981, il est candidat à l'élection présidentielle où il obtient 3,88% des suffrages.

Remarqué par les nouveaux dirigeants socialistes, il entre dans le gouvernement de Michel Rocarden 1988, en tant que secrétaire d'Etat à l'Environnement. Il devient ensuite ministre de l'Environnement, un poste qu'il conserve sous Edith Cresson.

 

Soutien public à Jacques Chirac

 

C'est en 1990 que son image de gauche vacille. Avec Jean-Louis Borloo, il fonde le parti Génération écologie, dont l'objectif est entre autres de contrer les Verts. Plus personne ne doute de son engagement à droite quand il se rapproche d'Alain Madelin. Une voie qui se confirme, puisqu'il devient conseiller régional de Bretagne sur une liste UDF-RPR et soutient publiquement Jacques Chiracpour la présidentielle de 1995. Il devient maire de Saint-Briac, une petite commune d'Ille-et-Vilaine et décide, en 2002, de se replonger dans les élections présidentielles. Cette fois, il ne réussit pas à obtenir les 500 signatures nécessaires à sa candidature: il abandonne alors la présidence de Génération écologie.

 

Mais Jean-Louis Borloo, devenu depuis ministre de l'Environnement, n'a pas oublié les convictions écologistes de son vieil ami. Il lui propose, en 2007, de devenir ambassadeur en charge des négociations sur le changement climatique. C'est à ce titre qu'il défend aujourd'hui, à Copenhague, les objectifs et les intérêts de la France dans les négociations internationales sur le climat.

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