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Développement durable : la grande mystification

Publié le 02 novembre 2007 par Alain Ayache
Par on ne sait quels complexes, quels détours, la France veut se poser en sauveur de la planète comme si elle avait quelques péchés ou responsabilités à se faire pardonner.

Comme si notre pays était le principal responsable de la pollution dans le monde. Or c’est plutôt du côté de la Chine, des USA, de l’Inde et de bien d’autres pays qu’il faudrait rechercher les causes qui menacent l’environnement.

C’est donc par pure démagogie et sous la pression médiatique pendant la campagne électorale que Nicolas Sarkozy, une fois élu, a vu tous les avantages qu’il pouvait retirer à s’autoproclamer le champion du développement durable.

Dans la foulée, on a organisé le Grenelle de l’Environnement où chacun s’est défoulé. Il en est ressorti un genre de catalogue à la Prévert avec des propositions qui ne mangeaient pas de pain et dont on dit qu’avec un peu de chance, elles seront applicables en 2012 !

Les Ecolos, les Verts et Nicolas Hulot étaient aux anges et criaient victoire.

Tout cela ressemblait, avec un peu de recul, à une farce dans laquelle les grandes personnes n’auraient été que des enfants.

Car soyons sérieux : si la France est responsable du CO2, ce doit être dans une proportion qui n’excède pas 2%.

Pas de quoi déclarer l’alerte générale et crier au feu.

Mais le développement durable a la côte dans l’opinion publique.

C’est un sujet dont on parle beaucoup dans les écoles où l’on apprend à nos enfants qu’en économisant chaque jour une douche et en changeant les ampoules de la maison pour d’autres moins dispensatrices d’électricité, on assurera le bien-être de leurs petits-enfants à coup sûr en 2050 !

On comprend que le pouvoir qui a d’autres chats à fouetter se soit saisi d’un tel débat qui, pour les raisons exposées plus haut, ne prête pas, lui, à polémique.

Toutes les bonnes âmes applaudissent et plus on parlera de la protection de la nature que la France a décidé, sans trop se mouiller, de prendre en charge, moins on s’attardera sur les sujets qui fâchent ou dérangent les syndicats notamment.

L’Elysée n’a pas laissé passer cette si belle occasion.

La présence d’Al Gore, Prix Nobel de la Paix, aux côtés du Président est bien la preuve qu’on a su tirer le maximum des retombées médiatiques de ce Grenelle des bons sentiments.

Parions qu’en ce qui concerne les éco-taxes et autres malus qui nous pendent au nez pour financer ces belles et généreuses initiatives, on attendra des jours meilleurs.
C’est à dire dans bien longtemps.

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