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Barça : Zlatan et ne reviens pas

Publié le 14 janvier 2010 par Levestiaire @levestiaire_net

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En mai 2008, le Vestiaire parlait de la fin de Lyon, quelques semaines plus tard Bordeaux prenait le trophée des champions, quelques mois plus tard, le championnat. En Aout 2009, le Vestiaire parle de la fin du grand Barça censé s’être renforcé. Quelques mois plus tard le Roi perd sa coupe et ce n’est pas fini.

Pour Omar Da Fonseca, c’est la faute aux équipes qui se préparent, Hiddink, Puel, Ferguson et Klinsmann sont heureux de l’apprendre. Pour d’autres c’est juste que la perfection est difficile à rééditer. La perfection peut-être pas mais éliminer Séville avec la seule absence de Yaya était-ce si difficile ?

La réponse l’est davantage, il ne manquait pas seulement Touré, mais Eto’o, et Henry. Etonnant. Le secret du Barça 2008/2009 n’était donc pas que son style de jeu, mais aussi la qualité des  joueurs. Fascinant. Barcelone est une équipe ordinaire qui tente de reproduire un jeu extraordinaire avec un seul joueur extraordinaire. A tel point que l’équipe 2010 a permis de découvrir Jesus Navas comme le nom des defenseurs catalans. Et leur niveau, même si notre spécialiste vous avait déjà raconté l’ablation des Abidal.

Pourquoi Dani Alves ne paraît plus si souverrain sur son aile ? Pourquoi Iniesta-Xavi ne servent plus de passe décisive ? Pourquoi le ballon ne reste plus dans la moitié de terrain adverse ?

Pour trouver la solution à cette énigme, il faut répondre à deux autres questions : qu’apportait Henry l’année dernière ? Et que fout Ibrahimovic dans cette équipe ?

Henry IX avec du vieux

S’il n’a fallu que l’avant-saison à notre spécialiste pour deviner le déclin du plus grand joueur français de ces dix dernières années, il n’a fallu que 2 buts et aucune passe décisive en 5 mois pour qu’Henry lui rende la pareille. Pourtant, il aurait sa place dans la plupart des autres clubs européens, même au Barça actuel mais pas dans celui d’avant. Il continue de courir, de ridiculiser les petits défenseurs, de centrer voire de frapper. Il chie toujours ses contrôles en le reprochant à ses partenaires, les vieux réflexes ont la peau dure. Mais ça Marcelo le fait à Madrid, Loïc Remy à Nice et eux ça finit même par aboutir parfois. Henry symbolise le passage d’un Barça intouchable à un Barça commun. Un Barça même commun aurait torché Séville, mais le Barça de la première mi-temps hier soir était un Barça moyen. Ça n’a coûté que 55 millions d’euros + le meilleur buteur de Liga.

Noyé dans le port d’Amsterdam

Notre spécialiste vante régulièrement les qualités d’Ibrahimovic, hier soir il a accompli le match parfait. Même son point fort a disparu, et pour cause il y avait un enjeu. Du coup fini le spectacle et les prises de risques – 1 frappe cadrée sur 4 c’est amplement suffisant – on applique les consignes. On essaye en tout cas, car faire une passe dans le tempo sans ralentir le jeu n’est pas donné à tout le monde. Combiner avec ses partenaires, dont font partie Iniesta et Xavi, est presque impossible. Il pourra rétorquer qu’il a joué et gagné la finale du Mondial des clubs, mais Pedro ne le dira pas merci.

9 ballons perdus c’est toujours 3 de moins que Henry, 4 de moins qu’Iniesta mais lui en récupère parfois. Récupérer, un bien joli mot qui voulait dire pressing des attaquants l’année dernière et permettait même aux trois milieux d’être des numéro 10. Du coup Xavi et ses deux ballons récupérés paraît soudainement moins souverain mais c’est pas ce que lui demande Guardiola.

Dani de veto 

On conseille à Dani Alves d’aller se plaindre au type qui a signé le chèque à Moratti. Parce que comme Eto’o savait faire des passes pour décaler n’importe qui, on voyait alors moins les mauvais.

Si Ibra dégage et que Messi met ses trois occasions, Bordeaux peut se permettre de préparer les quarts.


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