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La contradiction par le silence

Publié le 15 janvier 2010 par Careagit
Anecdote, petite histoire ou erreur manifeste, peu importe, Vincent Peillon a planté la miss Chabot en prime sur le service public hier soir. Pas très classe, de refuser une invitation le jour même en balançant un communiqué AFP… d'autant que, visiblement, Arlette n'était vraiment pas au courant du tour de magie. Mais les manœuvres politiques étant ce qu'elles sont, Vincent Peillon a du se plier (j'imagine) aux désidératas de son parti qui, tout heureux de pouvoir enfin faire parler de lui, s'est précipité goulûment sur l'évènement pour faire the coup de com' du siècle. D’une certaine manière, pari réussi. Arlette Chabot a pris le soin d’expliquer l'affaire aux téléspectateurs à trois reprises. Un coup de com’ étant destiné à faire parler, de ce côté-là, au moins, le PS aura remporté la mise.
Cette petite affaire, c'est donc un bon gros coup de com' de Solférino. Si l'on pouvait encore en douter, Peillon nous aide à nous en apercevoir en laissant ostensiblement sur son profil Twitter, le lien (1) du podcast de l'émission de Guillaume Durand dont il était l'invité ce matin même. Visiblement, même sur la toile, le bonhomme n’est pas très à l’aise avec la communication.
Dans cette émission, à la question :
"Vous y allez, pour porter la contradiction ?", il répondait "Il faut, bien entendu, parce que sinon qu'est ce qui se passe..." "J'y vais pour dire ce que j'ai à dire [...] sur les idées que véhicule Mr Besson".
Apprenant la nouvelle, je n'ai pu qu'affirmer ma surprise sur Twitter. Car a mon sens, ce coup de com' manifeste s'est avéré (et cela était plus que prévisible) être un cadeau inestimable pour l'UMP qui aura pu, l'espace d'une soirée, profiter des attaques venant de sa plus extrême des droites pour enfiler à nouveau le costume honorable de démocrate, gardien des valeurs de la République. De fait, d'une soirée déjà idéologiquement marquée à droite, le PS a transformé ce prime en un boulevard de communication pour l'UMP. Il fallait oser.
En présence de membres du PS, il y a fort à parier qu'il eût été bien plus complexe pour Besson de camper ses positions face aux tirades moralisatrices de n’importe quelle tête d’affiche du socialisme français.
Coup de buzz réussit donc, mais, à mon sens, nette défaite sur le terrain politique.
L'adage dit pourtant que les absents ont toujours tort.
(1) Déniché par Marc.

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