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Blindé

Par Corentino

Ou la chronique d’un naufrage assuré

Blindé

film de merde, image de merde....

Blindé, nous raconte l’histoire d’une bande de potes qui veulent se la jouer Tony Musulin. Le convoyeur de fond qui s’est barré en plein service avec le camion plein à ras bord de brousouf, mais qui finalement en a oublié une partie dans son garage et qui est allé se rendre de lui-même à la police de Monaco.

Le problème dans Blindé, c’est que ce n’est pas un seul mec qui bosse sur le projet, mais bien tout une équipe d’employés. Et s’il y a bien quelque chose que l’on ne répétera pas assez, c’est que l’enfer c’est les autres.

Pour commencer il faut partager la rançon, ceci étant dans le film, le butin avoisine les 42 millions de dollars du coup ça reste raisonnable. Ensuite il y a le risque de se faire doubler par le p’tit con un peu nerveux , faut toujours s’en méfier. Ensuite il y a le risque d’être tenté de vouloir doubler ces petits camarades et ça, c’est dangereux . Il y a le risque qu’un des membres de l’équipe soit un malade mental et qu’il fasse capoter toute l’opération . Et surtout, il y a le risque de se faire infiltrer par les flics.

Même si le cerveau a de la classe, le problème c’est toujours l’équipe.

Donc, je le répète, les meilleurs braquages sont réalisés en solo , sauf si c’est Spiagiari ou Gringo le vendeur de café qui organise le coup.

Mais revenons un peu à nos moutons. Bob est la nouvelle recrue. Il est content d’avoir ce job, car il élève seul son adolescent de fils qui veut des baskets Nike pour frimer sur les terrains de basket. Comme il est solide au tir et sur ses deux jambes (le père, pas le fils, le fils joue comme une basketteuse), ses collègues lui proposent de rejoindre leur petite entreprise de braquage. Alors que le plan ne devait pas foirer, il foire…Et là patatras, c’est un peu chacun pour sa gueule, etc etc.
Le truc c’est que l’équipe de choc est composée d’un joli panaché des désordres psychologiques que l’on ne rencontre plus que dans les soirées de blogueurs… vas-y que j’aime mon fusil à pompe comme ma femme, vas-y que je veux que le fric, le reste on s’en tape, vas-y que j’aime enfoncer des trucs en métal dans le corps, et de préférence les autres. Etc etc Et donc là Bob, il se dit merde.

Blindé, est donc un film d’action correctement réalisé. Une partie du film est tournée à huit clos pour augmenter la pression, méthode dite de la cocotte minute dans le manuel du réalisateur débutant…. C’est bien fait, on ne s’ennuie pas trop, mais ce n’est pas non plus la folie attendue. Avec une brochette d’acteurs menée par Jean Reno, Fishburn, et Matt Dillon, on pouvait s’attendre à mieux. D’un côté, Matt a une bonne excuse, il a super mal au genou…

Par ailleurs, il y a un important manque de réalisme… si on pouvait ouvrir des portes de camion blindé avec un gros marteau, ça se saurait ! Sans compter toutes les autres petites inepties, incohérences scénaristiques que je n’énoncerai pas par pure flemme.

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Au final, ce qui aurait dû être un film avec tellement  de testostérone et de suspense qu’on en mouille sa culotte est en fait une grosse production américaine qui brasse un peu trop de vent.


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