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Un nouveau destin

Publié le 19 janvier 2010 par Djief
C'est maintenant officiel : le taxi vient de se terminer pour moi. Comme Emgee l'a bien exprimée sur son dernier billet, André a décidé de prendre sa conjointe comme remplaçante. Elle ira de jour et lui, prendra la place que j'occupais il y a peu de temps. D'ailleurs, lorsqu'André m'avait engagé en juillet 2008, les deux conjoints occuopaient les mêmes positions. Ironie du sort ou malchance ?
Je ne saurais dire. Mais ce que je sais cependant, c'est que cela devait finir par arriver. Emgee et moi, on souhaitait tellement de passer à autre chose, de pouvoir refaire ma vie. Notre vie. De penser à ma retraite. Notre retraite finalement. Il nous reste encore un bon 20 ans à travailler et ce n'est pas en le passant sur le taxi avec un salaire qui ne me laisse que 40% du compteur par nuit de boulot que je pourrai la planifier correctement. En fin de compte, je ne suis pas mécontent de ce qui m'arrive. J'aurais aimé recevoir un préavis de licenciement mais dans ce domaine, le patron ne prend pas de gants blancs pour discuter avec son employé.
Suite à tout cela, je dois garder la tête froide et redéfinir mes priorités : une recherche d'emploi. À 45 ans, ce ne sera pas facile de parcourir les pages à cet effet dans le Journal du mercredi et du samedi. J'ai bien sûr acquis de l'expérience dans des secteurs, des domaines que je connais pour avoir travailler pendant plusieurs années mais pour le moment, je ne recherche qu'un emploi à plein temps. Je ne veux pas laisser mes comptes s'accumuler et ainsi m'enfoncer dans l'endettement. C'est hors de question ! Juste une job à 40 heures par semaine et temporaire puisque je retourne aux études, mais ça, vous le saviez déjà...
En attendant et comme je déteste me tourner les pouces (sans être payé du moins), je vais tâcher d'aider Emgee dans la maison et dans la mesure de mes compétences et du possible. Par exemple, le tuyau de renvoi de la sécheuse semble mal connecté, ce qui occasionne une hausse considérable d'humidité dans la maison. Suffisamment pour rendre Emgee inconfortable et même malade. Le taux peut grimper facilement jusqu'à 40%, ce qui est inacceptable dans notre cas. En attendant, on ouvre la fenêtre de la cuisine et on attend que cet humidité redescend à la limite du supportable. On devrait réparer ce problème ce soir pendant que le souper mijotera sur le feu.
Si je compare ma situation aux milliers d'Haïtiens qui viennent de tout perdre en l'espace de quelques secondes, je me considère alors chanceux dans les circonstances. Oui j'ai perdu cet emploi. Une job mal rémunérée, une job instable et insécure, je l'admet. Mais je considère que c'est un mal pour un bien comme l'a si bien exprimé frankybgood dans son commentaire. J'ai enfin l'occasion de prendre ma destiné en main et cette perte d'emploi devait se produire afin de me préparer solidement. Parce que mon avenir est important. Parce que Emgee est importante...

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