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La prochaine étape de la crise du crédit c’est l’effondrement de la dette publique.

Publié le 20 janvier 2010 par Lgdeluz

Bien sûr on nous a expliqué que pour sauver des institutions financières dont les actifs ne valaient plus rien, il était normal, pour des Etats souverains d'emprunter plus que ce qu'ils ne pourront pas vraiment rembourser! On a nationalisé les pertes, après des années de privatisation des profits!

La détérioration du bilan financier de nombreux gouvernements s'est accélérée ces dernières années et nous sommes aujourd'hui à l'aube de la seconde étape de la grande crise financière internationale.

Le Financial Times annonçait le 10 janvier que «si le Portugal voulait garder sa qualité de crédit, il devrait rapidement mettre en place des mesures de contrôle des déficits». Quelques jours auparavant Standard & Poor's avait abaissé la qualité du crédit de l'Islande. On sait ce qu'il en est de Dubaï et de la Grèce, sans parler de l'Espagne et du Japon, on se souvient du rapport de la Société Générale, expliquant que "Les nombreux plans de relance, n'ont rien réglé, ils ont simplement transféré une grande partie du passif des banques vers les finances publiques. Au final, ratio dette/PIB continu de se détériorer. L'importance de la dette publique semble tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons presque atteint un point de non retour"

Mais pour mettre les choses en perspective il faut savoir qu'au cours de la première semaine de l'année, les Etats Unis ont emprunté 61 milliards de dollars (21 + 40 de bons du Trésor). Ces 61 milliards de dollars ne représentent que 6.3 jours de dépenses publiques du gouvernement américain! Ces 61 milliards supplémentaires viennent s'ajouter aux 12.3 Trillions de dette publique du pays. La dette fédérale américaine est plus importante que le PIB du Japon, de la Chine, du Brésil et du Canada réunis!

Cette crise est globale, elle est massive et elle ne fait que débuter. Alors je suis d'accord avec les voix qui s'élèvent pour dire qu'il faut agir et se préparer, plutôt que de s'inquiéter. Je suis d'accord, il faut se préparer, mais on ne se prépare pas à ce qui pointe à l'horizon en gardant la même routine, les mêmes investissements inutiles. Les précautions dont j'entends parler, régulations et taxation des bonus, c'est comme construire des châteaux de sable sur la plage pour se protéger d'un énorme tsunami. Ne parlons même pas des absurdités concernant les investissements des collectivités locales. L'impact négatif sur le niveau de vie de nos concitoyens, il sera là, on n'y peut rien. Par contre, on peut repenser complètement la structure de la future économie de proximité. On n'est pas arrivé.

Ça vous semble parano à 100%? ou bien ce genre de billet vous interpelle un peu?


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