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Algérie : grève des travailleurs, football et corruption des sphères dirigeantes.

Publié le 27 janvier 2010 par Boukhari Nacereddine @argotheme

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME Site de ARGOTHEME.       

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-1ère Partie -Travailleurs algériens en mouvement, analyse conjoncturelle.

Le peuple algérien accablé de sinistrose se réveille, et ne fuit plus les terrains divers des luttes sociales et démocratiques. Ses séditions plus ouvertes et affichées sur la place publique se conjuguent au temps qui contredit l’emportement à la liesse du football ! Des lendemains prometteurs. 

Quelques jeunes intellectuels et les travailleurs, tentés par la rupture avec un système qui ne cesse de dévoyer les espérances qui guident depuis des années la résistance à la dépravation des valeurs de modernité égalitaire, ont suivi les actions de travailleurs qui ont été déjà exprimées voilà déjà des années. Mais plus fortement ces derniers mois, sans se couper de la perspective de les continuer après l’ambiance des stades de foot.

Ancrées depuis des décennies dans une clandestinité marginalisés, les luttes sociales éclatées au grand jour à l’heure de l’euphorie du football, promettent la merveille du réveil « civilisationnel » d’une Algérie qui semblait avoir perdu ses catégories laborieuses et productives.

Séchant la liesse du football, pour la qualification de l’équipe nationale au Mondial de juin 2010 en Afrique du Sud ainsi que la participation à la Coupe d’Afrique des Nations, certains ouvrierss algériens ne se laissent pas obnubilés. Dans les circonstances offertes par ce sport à fort spectacle populaire, leur engagement pour les réclamations sociales bute à l’atmosphère délétère du reniement de beaucoup d’entre eux, mais surtout de la grande manipulation que font les décideurs quant à leur mobilisation.

Dans une extrême solitude aussi, le reniement imposé par le syndicat très officiel UGTA« Union Général des Travailleurs Algériens » qui est gangréné de corruption comme l’ensemble des institutions, en plus de la trahison, leur met les bâtons dans les roues. Ce dernier n’agissait plus, depuis des années, malgré l’érosion du pouvoir d’achat et la dégradation des conditions d’existence des salariés.

Vidéo -1- Les travailleurs de SNVI (Ex SONACOME)

Vidéo 2 - SNVI (ex SONACOME)

Silencieuse la base d’adhérents de ce syndicat, car ligotée, de officialité datant de la guerre pour l’indépendance parce qu’unilatéralement il est reconnu par le gouvernement comme unique partenaire aux conventions, reste embrigadée par la bureaucratie et le carriérisme des dirigeants. Depuis septembre 2006 quand la centrale a paraphé le Pacte Economique et Social, peu de sollicitations ont été exprimées de sa part.

Quand les salariés, déshérités d’un syndicat représentatif, fassent des actions parallèlement aux structures de l’UGTA, les cadres de ce dernier affichent l’indifférence. Très souvent désapprouvent et dans certains cas ils mènent des descentes pour briser les requêtes venant des travailleurs, contrairement à l’inertie de la structure officielle.

Prochain article : 2- La société atomisée dans les mosquées et par le football

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