Magazine

s

Publié le 27 janvier 2010 par Ziril


s

Je revenais de faire les courses au Supermarché merdique de Margaretville et étais d’une humeur de pittbull. Toutes ces vendeuses blondasses et permanentées me donnaient des envies de meurtre. C’est sur la route 28, juste avant le village de Fleishman, en longeant le Bushkill creek que le « truc » fonça sur le pare-brise de ma vieille Oldsmobile. Les balais des pauvres essuis-glaces se couvrirent de ridicule et couvrirent le pare -brise d’une bouillie verdasse par la même occasion et je du faire une embardée pour arrêter cette bagnole pourrie. J’avais jamais vu ça. Un nuage d’insectes survolait la rivière et traversait même la route EN DEHORS DES CLOUS !.A l’époque, j’étais totalement incapable d’identifier le moindre invertébré. Tout juste bon à leur foutre des coup sur le bec avec mon journal. Ca, c’était avant que le vieux Karl, trappeur-pêcheur-contrebandier- filoux local et casse couille notoire, ne m’ enseigne la différence entre un sedge et une guêpe et ne me prouve qu’une passable imitation de ces bestioles pouvait faire la différence entre une bredouille et un plein panier. Le lendemain, fort de cette découverte, j’avais élu domicile sur un rocher en plein milieu de ce Bushkill, attendant le lever de rideau.. Rien. Rien du tout. Pas l’ombre d’une nageoire, pas d’éclat d’écailles au soleil. Rien. C’est vers 5 heure que le spectacle débuta. Un premier sedge se mit à danser sur la flotte. Puis un deuxième. Puis un gros paquet. Et, à 20 mètres de mon rocher, là bas, vers le bord de la rive, juste derrière le petit paquet de neige sale en train de fondre, un insecte malchanceux venait de finir sa danse dans le gosier d’une belle  » brown « . Puis une autre..et en l’espace de quelques minutes, la rivière si  » morte » se mit  à bouillir. Des poissons en folie, il y en avait partout autour de moi.Peur ? vous voulez rigoler ! Les sedges se faisaient boulotter jusqu’entre mes jambes. Vite , j’accrochais une imitation au bout de mon bas de ligne. Rien à voir avec les magnifiques modéles vus dans les magasines de pêche. Les miens avaient plus l’air de miniatures  de balais de cuvettes de chiottes que de ces superbes Elk hair caddis fly qui me faisaient rêver. A l’époque, j’étais un novice dans le montage de mouches  artificielles et aurais dû avoir honte de présenter mes horreurs à des poissons sauvages d’une telle beauté. Incapable de maîtriser ces maudis poils de cerf pour simuler les ailes de ces sedges. Mes doigts boudinés n’étaient capables que d’enfanter des monstruositées. Et bien, ce jour là, sur le Bushkill, les truites se les disputaient, mes saloperies. Comme des chiffonniers !. Jusqu’au moment fatal ou un gros mâle obèse sortit de je ne sais ou, goba le machin et d’un furieux coup de tête cassa net mon fil. C’est là que je perdis  l’équilibre, tombait à la renverse sur ma canne qui rendît l’âme sans un soupir. Faut dire que c’était une cochonnerie de canne à 20 $, achetée chez Franck, le patron de la boutique de pêche et chasse de Shandaken. Un affreux bonhomme  gras comme un goret qui se faisait des couilles en or en vendant des oeufs de saumon à 5 $ la douzaine. Je ne pouvais pas le saquer ce Frank là…( Je ne sais pas pourquoi je raconte tous ces trucs là…Je dois me faire vieux…)

s

Returning from the awful supermarket in Margaretville, I was in a terrible mood, something akin to a pitbull.  The frizzy haired cashiers gave me the creeps. Then, driving on Route 28 , just before the village of Fleishmans, alongside the Bushkill Creek some « thing » hit the windsheild of my Oldsmobile. The Windsheild wipers were pathetic trying to clean up the messy, thick paste of greenish shit.  I stopped the old car and to witness an incredible  show; there were a zillion insects fluttering on the river and jay-walking on the road. At that time I was totally incapable of recognizing any invertebrae. The only thing I was good at was whacking them over the head with my newspaper.  That is until « old Karl », a mix of trapper, fisherman and pain in the ass, taught me the difference between a caddis fly and a wasp.  He proved to me that a so-so imatitation could make the difference between a total failure and a full creel. The next day I returned and camped on a big rock waiting for the show. Nothing. Absolutely nothing. Not even a shadow of a fin, not a glimpse of a fish scale. The river was dead. Then, about 5 pm the curtain went up. The first caddis started to dance on the water. Then a second. Then a big bunch of caddises. Then, 20 yards from my perch, on the other side of the river, behind a dirty pile of melting snow, an unlucky bug stopped it’s dance in the mouth of a gorgeous brown trout. Then another one, and a few minutes later that dead river was boiling with crazy fish. They were everywhere around me. Afraid? You must be joking! The fish even gulped the caddis between my legs. Quickly I tied an imatitation to my tippet. Nothing even close to classic caddis fly. My fly had a closer resemblence to a toilet bruch than to a gracious elk hair caddis that I dreamed of tying. I was a beginner to the trade of fly tying and schould have been ashamed to present these horrific « things » to these gorgeous wild trout. I was totally unfit to transform the deer hair into bugs wings. My gross fingers were only capable of giving birth to monstosities. But that day on the Bushkill, the trout were fighting for my fly,  until an obese one, a big male, snatched my line. That’s when I lost my balance, fell on my fishing rod that died without a murmer. It was a crappy rod that I bought for $20 at Frank’s, the tackle shop in Shandaken. An ugly fat guy, that Frank, who was making a fortune selling salmon eggs at $5 a dozen. I couldn’t stand that bastard…(Don’t know why I’m telling you this nonsence… I’m getting old I guess ! )


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

  • Il y a pile poil quarante ans, c’était Woodstock

    Woodstock a 40 ans ce week-end et son souvenir est impérissable, même pour ceux qui comme la plupart d’entre nous n’y étaient pas. Lire la suite

    Par  François Collette
    SOCIÉTÉ
  • C’est dramatique

    Je n’habite plus à Liège ; c’est dramatique, je crois. J’habite sur un plan abstrait. Gouvy, dans la province du Luxembourg, est un plan abstrait. Lire la suite

    Par  Geradon
    A CLASSER
  • Crise d’angoisse

    Crise d’angoisse

    Réveils pénibles La gestion par l’écrit Ce matin, je me suis de nouveau réveillée avec le souffle court et le coeur qui battait trop fort. Lire la suite

    Par  Dunia
    JOURNAL INTIME, TALENTS
  • Salles d’asile

    Je reviens à l’“Histoire de l’enseignement en France, 1800-1967″, d’Antoine Prost, Armand Colin 1968. Les écoles maternelles constituent une... Lire la suite

    Par  Jfa
    A CLASSER
  • C’est aujourd’hui la “Journée des Disparus”

    C’est aujourd’hui “Journée Disparus”

    Le 30 août a été décrétée “Journée Mondiale des Disparus” en mémoire de toutes les personnes jamais réapparues d’un conflit armé… A voir ou à revoir la note de... Lire la suite

    Par  Frédéric Joli
    HUMANITAIRE, SOCIÉTÉ, SOLIDARITÉ
  • C’est la rentrée

    On sait que pour faire évoluer un système, il est indispensable de puiser dans ses réserves de redondance, un peu de la même manière qu’un athlète ne fabrique d... Lire la suite

    Par  Jfa
    A CLASSER
  • Ce matin, j’ai mal partout, j’ai fait la guer...

    Ce matin, j’ai mal partout, j’ai fait la guerre, Des ecchymoses, des bleus, des blessures, mon coeur en morceaux, Je me défends contre des coups pour d’autres,... Lire la suite

    Par  Eleken
    NOUVELLES

A propos de l’auteur


Ziril 14476 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte