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Nicolas Sarkozy à Davos : le roi veut mais ne peut… et tout le monde s’en fiche !

Publié le 28 janvier 2010 par Kamizole

sarkozy-davos-27-janv-2009.1264664504.jpgLe roi est nu mais comme dans le conte d’Andersen, aimant les beaux atours, il ne le sait pas alors qu’un enfant le remarque. Il est proprement ridicule lorsqu’il pense que présider les futurs G8 et G20 lui donnera quelque pouvoir que ce soit. Il nous amuse – éternelle duplicité de son discours – en parlant de régulation et moralisation du capitalisme : les capitalistes s’en battent l’œil…

«Cause toujours»… d’autant qu’ils savent autant que nous que Nicolas Sarkozy n’entend pas vraiment gêner le moins du monde ses si fort amis multimillardaires du COUAC-40. Leurs profits l’intéressent autant que sa propre fortune qu’il amasse sur notre dos, attendant sans doute quelque renvoi d’ascenseur. République bananière ? Il aime tout autant les “éléphants blancs” que les dictateurs africains.

J’entendais hier soir sur France Info qu’il avait été applaudi à la fin de son discours de manière polie mais guère plus. Les banquiers et financiers n’appréciant guère les rodomontades du Tartarin de l’Elysée. Ce que je lis ce matin sur Le Monde Sarkozy veut réformer le système monétaire international ne peut que renforcer ma conviction. «Je remercie les deux personnes qui applaudissent…” Nicolas Sarkozy s’en sort par une pirouette alors que sa diatribe sur la dérive des rémunérations excessives reçoit un accueil glacial à l’inauguration du Forum économique mondial de Davos». (…) “Faisons le choix de l’immobilisme et le système sera balayé et il l’aura mérité”

Vous ne trouvez pas qu’il est quand même drôlement gonflé, le Sarko ! Oser aller fustiger les rémunérations excessives alors qu’il défendait encore le principe de la double rémunération faramineuse d’Herni Proglio. Quasi 2 millions d’euros entre EDF et Veolia. Et n’a fini par reculer qu’en raison des proportions prises par le scandale et la polémique, du plus mauvais effet à quelques semaines des élections régionales qui paraissent n’être guère favorables aux listes de la majorité.

Volontarisme affiché mais Arnaud Leparmentier souligne bien l’objectif véritable de Nicolas Sarkozy : s’il compte reprendre la main sur le plan diplomatique avec la présidence française du G8 et du G20 en 2011, c’est pour en faire un cheval de bataille électoral en vue de la présidentielle de 2012.

Il entend donc mettre sur le tapis vert la réforme du système monétaire international, Soit. Mais le simple fait de présider ces instances ne lui donne aucun pouvoir particulier. Certes, il fanfaronnera et annoncera urbi et orbi avoir été le meilleur président du G20 de tous les temps… Il n’en restera pas moins vrai que si la Chine et les Etats-Unis qui ont déjà refusé d’aborder ce sujet aux trois derniers G20 (Washington, Londres, Pittsburgh) ne veulent pas “du nouveau Bretton Woods” qu’il appelle de ses vœux – conférence internationale qui en juillet 1944, au sortir de la Seconde guerre mondiale, fixa les règles monétaires internationales et institua la Banque Mondiale – je ne vois pas comment il pourrait les y contraindre et il ne manquera pas de prendre autre chose qu’une magistrale baffe

En voyant le titre sur la Une du Monde Sarkozy un humaniste à Davos, il est bien évident que je ne pus qu’y aller voir… Sarko humaniste ? Même pas tout simplement humain, alors c’est dire… J’espère que c’est pure antiphrase.

Mais ce détour sur l’éco buissonière, blog du journaliste Frédéric Lemaître, n’a pas été inutile. J’y ai appris combien Nicolas Sarkozy entend conforter à l’international sa réputation de malotru… Ce pôv mec n’est pas sortable ! UM/Politesse caractérisée – et caractérielle ! Il a peut-être été élevé parmi les bourges de Neuilly mais on le lui a aucunement inculqué les bonnes manières.

Je peux vous dire que les enfants des Acacias, quartier d’HLM à Orléans où j’ai passé une partie de mon enfance et de ma jeunesse étaient autrement mieux élevés que lui. Et même ceux des Groues, cité d’urgence construite juste après la guerre pourtant assez mal famée, où vivaient des amis d’enfance.

«Etait-ce pour ne pas avoir à applaudir la présidente suisse? Contrairement aux usages, Nicolas Sarkozy n’a fait son entrée dans le grand hall du palais des congrès de Davos que pour prononcer son intervention, sans prendre la peine d’écouter celle de Klaus Schwab, président du Forum puis celle de Doris Leuthard, présidente de la Confédération».

Doublement mal élevé : il ne veut pas applaudir la présidente suisse. C’est quand même l’hôte ! Sans doute à cause du différend sur le secret bancaire. Il y a quand même des convenances à respecter. Imaginez que je doive participer à un repas d’une association mais que je sois en froid avec la personne qui la préside.

Je pourrais décliner l’invitation mais c’est un moment festif et j’ai envie de rencontrer plusieurs participant(e)s avec qui je sympathise. Il est bien évident que j’irais la saluer, sans lui sauter au cou mais le plus courtoisement possible et si elle commence à parler du sujet qui nous divise, je lui dirais gentiment : «Ecoute, ce soir on fait la fête. On ne va pas gâcher l’ambiance. On en reparlera à tête reposée plus tard».

Et il n’écoute pas les autres interventions. Il n’est intéressé que par son propre discours. Ce que peuvent dire les autres, il s’en tape. L’on ne saurait être plus mégalomanement égotique et malappris. Il méprise tout le monde. Bien évidemment les plus petits mais tout autant les grands de ce monde. Peur qu’ils lui fassent de l’ombre. Au mépris de tous les usages et convenances. Ce qui est plutôt grave sur le plan diplomatique.


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