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Nicolas Sarkozy : la littérature lui dit merci

Par Aloysius Chabossot

Les mauvaises langues soutiennent que Nicolas Sarkozy n’est pas un président très « littéraire ». Pour preuve, le récent palmarès dressé par Didier Jacob dans le Nouvel Observateur, où il arrive bon dernier, juste après Mouamar Khadafi, (à l’origine de cette révélation dont on n’a pas fini d’entendre parler : « « Shakespeare était un Arabe qui s'appelait en réalité Cheikh Spir »).

Et si, avec sa syntaxe audacieuse et son vocabulaire de 500 mots, notre président n’était rien moins qu’un précurseur, affichant sans complexe sa modernité face au style ampoulé et poussiéreux de ses prédécesseurs ? Certains grincheux (gauchistes dans l’âme) avanceront qu’il méprise « La princesse de Clèves ». La belle affaire ! Soyons honnête : il est bien difficile de ne pas lui donner raison. Car pour un chef d’oeuvre, la « Princesse » manque singulièrement de rythme et d’action ! 

En vérité, Nicolas Sarkozy aime la littérature, mais il n’a tout simplement pas le temps, avec les hautes fonctions qui l’accaparent, de perdre du temps à lire des considérations alambiquées sur la psychologie amoureuse ou autres. C’est pour cela qu’il a demandé à sa fidèle plume Henri Guaino de réecrire pour lui les grands classiques de la littérature, afin de les rendre enfin intelligibles et intéressants pour l’homme moderne. Henri Guaino, en fidèle serviteur, s’est immédiatement mis à la tâche, en s’attaquant à l’un des fleurons de notre littérature, « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust. A en juger par l’extrait que nous avons pu nous procurer, le résultat est tout à fait épatant : le grand écrivain, enfin débarrassé de toutes les scories qui encombrent sa prose, devient l’égal d’un Gérard de Villiers, la profondeur en plus. Petit plus non négligeable pour un chef d'Etat soucieux de protection environnementale : "La recherche" dans son intégralité, une fois passée entre les mains expertes du collaborateur élyséen, ne compte plus que 90 pages. C'est autant d'arbres que l'on n'abattra pas!

A terme, l’objectif est de lancer une grande collection « Nicolas Sarkozy présente les chefs-d'œuvre de la littérature » qui devrait peu à peu remplacer dans les bibliothèques de France les ouvrages concernés.

Voici donc l'extrait : 

"Je me suis longtemps couché de bonne heure. Pourquoi ? Eh bien, je vais vous le dire, sans aucun tabou, de vous à moi. Des fois, j’avais même pas le temps de me dire « je m’endors » que j’étais déjà endormi. Et puis je me réveillai, allez, une demi-heure après, et je croyais avoir encore mon livre entre les mains. Le plus drôle, c’est que je pensais vraiment que j’étais, moi, en toute sincérité, le sujet duquel parlait le bouquin.

Cette conviction profonde, cette conviction légitime et juste, je l’avais pendant, allez, cinq secondes, mais laissez-moi vous dire que ça suffisait pour que je ne réalise pas tout de suite que la bougie était éteinte. Bon, après je retrouvai mes esprits, bien sûr, et puis je me disais : « Mais quelle heure il peut être ? » et alors il y avait un train qui passait dehors. Et je vais même aller plus loin : un train qui passait en sifflant Après, je vais vous dire ce que je faisais : je me collais la tête sur l’oreiller et je jetais un œil à ma Rollex : pas loin de minuit ! Ben enfin quand même ! Minuit, ça fait tard. Alors bon, je me rendormais."


Pour lire l'extrait original cliquez ICI

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"J'espère que ça finit bien"


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