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Rien de grave, Justine Levy

Par Cocola
Rien de grave, Justine Levy
A sa sortie, ce roman avait fait parler de lui autant pour les révélations people qui s'y trouvent que pour ses qualités littéraires à proprement parler.
J'aurais aimé ne pas tomber dans ce travers et vous parler de Rien de grave en tant que roman, de pure fiction, mais ce n'est pas possible. Il s'agit bien d'auto-fiction, et même en voulant croire à autre chose, une petite phrase (très belle d'ailleurs), vient nous le rappeler dans la deuxième partie du livre.
C'est tout simplement l'histoire d'une jeune femme qui perd pied, qui devient accro aux médicaments, dont le couple s'effrite peu à peu, dont finalement le mari part pour une autre. C'est juste l'histoire d'un passage malheureux dans une vie.
Bien sûr, il est un peu dur de ne pas succomber du tout au côté "Paris Match", quand la jeune femme en question s'appelle Justine Lévy - même si le prénom de la narratrice est Louise ; quand son père s'appelle Bernard-Henri Lévy, son mari Raphaël Enthoven, et sa belle-mère Carla Bruni ("Paula").
J'ai eu très peur de tomber dans le parisianisme pseudo-intellectuel, quand elle commence à évoquer sa vie dans le 6è arrondissement, de lui trouver un ton de fille à papa qui dramatise tout parce qu'elle n'a rien vécu... Mais non. L'héroïne du roman est quelqu'un d'attachant, parce qu'elle reconnaît qu'elle n'est pas parfaite. Certes, elle descend sa rivale, mais quoi de plus normal ?
Au final, l'écriture est juste, ce qui n'est pas forcément le cas même lorsque le propos est autobiographique, et la fin, tout en délicatesse, avec un soupçon d'auto-dérision aussi, a achevé de me séduire.
Quand on commence un livre avec plein d'a priori négatifs, j'aime le moment où on se dit que tiens, peut-être, ce sera meilleur que ce qu'on pensait...
Petite parenthèse : j'ai écouté l'auteur lors d'une discussion sur la relation auteur/éditeur la semaine dernière, organisée par le site Terrafemina (site généraliste féminin que je découvre, si vous voulez faire un tour, c'est là) et la Revue des deux mondes. Etaient également présents son éditeur de chez Stock, Jean-Marc Roberts, et les "couples" François Vallejo/Viviane Hamy et Isabelle Condou/Murielle Beyer (Plon). C'est un hasard si je lisais justement ce roman à ce moment-là, et j'ai trouvé assez impressionnant de lire un livre si personnel, et d'avoir l'auteur sous les yeux. En dehors de cette impression, les éditeurs ont beaucoup plus parlé que les auteurs, notamment Viviane Hamy et Jean-Marc Roberts, qui sont, chacun dans leur genre, assez amusants. Je crois n'avoir jamais lu aucun livre des éditions Vivane Hamy, que j'aimerais beaucoup découvrir !

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