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Les contes de fées font toujours vendre. Depuis la naissance de...

Publié le 30 janvier 2010 par Mmepastel
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour des gaines, 1950
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour du fil à coudre, 1860
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour du papier à cigarettes, 1858
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour une chocolaterie, 1925
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour le "Bon Marché", fin XIXème
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour Chanel, 1998
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour Dior, 2007
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour Nina Ricci, 2007
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour Lolita Lempicka, 1997
Les contes de fées font toujours vendre.
Depuis la naissance de...
Pub pour Lolita Lempicka, 2006

Les contes de fées font toujours vendre.

Depuis la naissance de la publicité jusqu’à aujourd’hui, les contes de fées ont toujours été exploités pour vendre. Peut-être parce qu’ils font référence à un patrimoine sûr : l’acheteur potentiel comprend forcément ce dont on cause ; peut-être aussi, si l’on en croit les cinq dernières publicités pour parfums qui utilisent ce même référent, parce que la femme qui doit acheter le parfum se prend (malgré elle peut-être) encore pour une princesse (Cendrillon, La Petite Sirène, Le Petit Chaperon Rouge transformé en princesse coquine). Notez que le premier parfum de Lolita Lempicka se présente comme “un conte de fées pour femmes”.

Oui, je ne confonds pas conte de fées et histoire biblique, j’ai bien remarqué que la pub pour le parfum Nina évoque Ève et sa maudite pomme et non pas un conte de fée, mais justement, ce cas est très intéressant : regardez l’image ; Ève n’est pas nue, nulle trace de feuille de vigne, elle est en robe de princesse, rose de surcroît, et sa blondeur virginale évoque l’innocence. Elle va la cueillir cette pomme, nul doute, et elle s’en réjouit. Rien ne la menace. On assiste à une nouvelle lecture de la cueillette du fruit défendu : c’est un geste pur et joyeux, lavé de tout péché, clairement ancré dans le merveilleux des contes (souligné par le commentaire “the new magical fragrance”). Les publicitaires ici oublient volontairement les connotations négatives séculaires de la première pécheresse (on est quand même en 2007, bigre !) et réduisent l’histoire à une belle image, vendeuse.

Alors, progrès, ou pas ? (article intéressant à ce sujet ici, sur le site de la BNF).


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