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Des enfants d'Haïti jouent au football dans un stade deve...

Publié le 01 février 2010 par 509
Des enfants d'Haïti jouent au football dans un stade deve...Des enfants d'Haïti jouent au football dans un stade devenu un camp de réfugiés
Dans le stade national d'Haïti, des abris de fortune parsèment la pelouse synthétique poussiéreuse, dont les abords sont envahis par une forte odeur de latrines, ce qu'ils sont dans les faits devenus. Mais les enfants qui y sont réfugiés depuis le séisme continuent de jouer, comme si de rien n'était.
"Nous jouons tous les jours au football", raconte James Ly Harchill, un de ces gosses ayant survécu au terrible tremblement de terre du 12 janvier, présent aux côtés de 4.000 autres personnes venues chercher refuge au stade Sylvio Cator de la capitale Port-au-Prince, dont la façade s'est en partie effondrée.
Le gouvernement a ouvert ces installations sportives, qui pouvaient accueillir 30.000 spectateurs assis avant la catastrophe, à tous ceux qui cherchaient un endroit où habiter après cette catastrophe.
Agé de six ans seulement, James Ly Harchill sourit fièrement en faisant rebondir son ballon à moitié dégonflé sur la surface spongieuse du terrain.
Il regarde ses amis tirer des penalties. Pratiquement tous les ballons pénètrent à l'intérieur des buts, où le gardien, un garçon pas encore entré dans l'adolescence, arrive à peine à mi-hauteur de la barre transversale.
James adore le football, son équipe favorite est celle du Brésil et il voudrait faire partie de la sélection nationale d'Haïti quand il sera grand. Des rêves que même le récent séisme ne peut altérer.
Car, et en total contraste avec la République dominicaine voisine, où le base-ball est une véritable passion, le football est roi dans cette partie occidentale de l'île d'Hispaniola.
Les Haïtiens suivent d'ailleurs régulièrement à la télévision les principaux championnats européens, au sein desquels évoluent quelques-uns de leurs compatriotes.
Avant le tremblement de terre, tous les espaces libres étaient foulés par des jeunes gens frappant du pied un ballon rond au milieu de volutes de poussière et des amas d'ordures jonchant depuis toujours le pays, le plus pauvre du continent américain.
Aujourd'hui, tout ce que Port-au-Prince compte de parcs a été transformé en camps de réfugiés sordides, où des centaines de milliers de personnes se retrouvant désormais sans abri survivent sous des tentes.
Et le football d'Haïti, endeuillé par la perte de joueurs et de dirigeants pendant la tragédie du 12 janvier, va entrer dans une période de suspension forcée, a confié à l'AFP le vice-président de la Fédération haïtienne de football (FHF).
"Le championnat national de première division avec la participation de seize équipes qui devait reprendre ce week-end a été suspendu", a, en effet, déclaré Gary Nicolas, également président de la Ligue nationale de football (Linaf) et responsable du championnat de première et de deuxième divisions.
"Dans cette catastrophe, la Fédération haïtienne a perdu 30 collaborateurs, nos joueurs ont presque tout perdu", s'est pour sa part plaint Yves-Jean Bart, le président de la Fédération haïtienne.
Le directeur technique assistant et entraîneur Philogène Labaze, qui avait conduit l'équipe haïtienne des moins de 17 ans (U-17) en coupe du monde à Séoul (Corée du Sud) en 2007, a été tué, et le local de la Fédération, dans le quartier de Turgeau, s'est complètement écroulé.
Outre le principal stade national à Port-au-Prince, "les terrains de jeu dans les villes affectées par le séisme, ont (également) été transformées en camps de réfugiés", souligne Gary Nicolas.
"C'est une vraie catastrophe pour le football haïtien. Dans les circonstances actuelles, nous prévoyons une éventuelle reprise des activités au plus tard dans six mois", ajoute-t-il.français

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