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La chanson plus bifluorée

Publié le 04 février 2010 par Théâtrorama

De l’âge de pierre au slam d’aujourd’hui, en passant par le Moyen-Âge, la Révolution française et après « avant 1873 après JC » (comprenez « après Jeanne Calmant »…) les trois compères déjantés de Chanson plus bifluorée détournent les classiques de la variété française et les mélangent sans vergogne, afin de leur offrir La Plus folle histoire de la chanson.

 

En véritables historiens de la chanson tricolore, le trio manie avec talent, verve et brio l’art de la parodie et des polyphonies chansonnières. Un exercice de style dans lequel ils osent tout, même les fantaisies les plus inattendues. Leur recette ? Des airs tous droits sortis du grenier… Ajoutez un brin d’actualités, une touche de nostalgie, une pincée de loufoquerie et un soupçon d’espièglerie, pour un spectacle haut en couleur, qui ne peut laisser le spectateur de marbre.

 

La chanson plus bifluorée

 

Bonheur d’esgourdes


Derrière une ré-orchestration contemporaine, admirablement maîtrisée, les trois acolytes servent au spectateur des textes revisités de mille manières, mais jamais de façon innocente. Petit touche personnelle : le « shaker à chansons » qui intervertit mélodies et paroles de façon improbable. Comment ne pas être sous le charme de « Ce soir, j’attends Ségolène », façon « Madeleine » de Brel, ou encore du fameux « Y a de la joie » de Trénet, sur la musique d’ »Avec le temps » de Ferré ? Sans oublier le tube de Carla Bruni en « vieux françois ». Récupération en tout genre sans verser dans la facilité, c’est tout le talent des trois compagnons de la chanson. Qu’il s’agisse de reprises ou de créations originales (le coeur se serre parfois et les poils se dressent à en verser une larme comme sur « Filles d’ouvriers »…), l’alchimie vocale et mélodique est parfaite et communique la bonne humeur. Un festival de caricatures et de sketchs dans lesquels Chanson Plus Bifluorée a le talent et le secret de faire rire aux éclats et battre la mesure au pied.

 

INFORMATIONS & DETAILS» (site web)
Mise en scène : Marinette Maignan
Avec Xavier Cherrier, Michel Puyau et Sylvain Richardot
Vendredi, samedi à 18h30 et dimanche à 17h30 jusqu’au 11 avril
Théâtre des Bouffes Parisiens
4 rue Monsigny 75002 Paris
Réservations : 01 42 93 92 42

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