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Fin de la vie nocturne parisienne ?

Publié le 13 février 2010 par Pierre Barreteau

Paris by-night ...

 

Les fêtards de la nuit se plaignent. La vie nocturne serait en train de mourir à Paris. Technopol, une association de "clubbers" cherche à mobiliser le monde de la nuit autour d'une pétition en forme de cri d'alerte. Son slogan: "La nuit meurt en silence", agrémenté d'une affichette tendant à montrer que la vie nocturne européenne est maintenant à rechercher à Londres, à Barcelone, à Prague ou à Berlin… mais en aucun cas à Paris.

Le fait n'est pas nouveau. Déjà dans les années 90, Manu Chao et la Mano Negra, dans une chanson intitulée "Ronde de nuit", ne nous disaient-ils pas : "Au cœur de la ville endormie reposent des millions de gens soumis, sans personne pour hurler la nuit …"? Ah, il est loin le bon temps des boîtes à Pigalle (le Bus Palladium, en tête), avec tout le monde mélangé : noirs, arabes, juifs, gays, et tous les autres… Maintenant, chaque communauté a ses endroits ghettos et… t'as pas intérêt à te tromper d'adresse ! Au lieu du vivre ensemble, nous choisissons l'entre soi.

Mais aujourd'hui, la situation s'est compliquée et les exploitants des "boîtes de nuit" disent ne plus pouvoir supporter les pressions qu'ils subissent dans la gestion des problèmes de nuisances sonores. Car comment concilier, en ville, la tranquillité des uns avec l'activité des autres ? Plus récemment encore, la situation s'est à nouveau dégradée avec la mise en œuvre de la loi anti-tabac, qui a poussé une partie du public à passer beaucoup de temps à l'extérieur des établissements, cette occupation des trottoirs troublant encore plus le voisinage. Des fermetures administratives, provisoires ou définitives, en ont résulté et les pertes de licence ou d'autorisation de nuit (au-delà de 2h) sont nombreuses, sans parler des amendes parfois très lourdes.

Ce n'est donc pas la première fois qu'on annonce la mort imminente de la nuit parisienne.  Mais la fête n'est pas la seule façon de se divertir, et il y a une vie nocturne parisienne hors des clubs et autres boîtes. "Paris capitale de l'ennui", ne serait-il pas le sentiment de professionnels en mal de recettes, et de "clubbers" blasés qui ne vivent que dans le monde illusoire et superficiel des fêtes où avant tout, il faut être vu ? Il y a tant d'autres choses à faire à Paris, d'autres lieux à fréquenter, de jour comme de nuit : des restos, des troquets, des concerts, des théâtres et des cinémas ou plus simplement des balades urbaines où l'on peut savourer la blancheur de la nuit parisienne.

Celui qui n'est jamais rentré au petit matin, lorsque les premières lueurs du jour commencent à se  mélanger à celle des réverbères, assis à l'arrière d'un taxi, avec en fond sonore Jacques Dutronc et les notes aigrelettes de la flûte traversière jouant "Il est 5 heures Paris s'éveille", celui-là ne peut pas comprendre la magie de l'instant, … la magie d'une nuit à Paris.


Paris Nightlife , le nouveau portail Internet la Mairie de Paris.

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LES COMMENTAIRES (1)

Par  Raff76
posté le 02 avril à 23:17
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moi je dis que c est bien fait pour les tenanciers qui n ont rien fait contre la lois anti tabac pour demander des aménagements en contre partie! moi j ai un bar club branché et j ai organisé la seule manif de france! ont etaient a rouen! 150 couillons dont les trois quards flippaient d avoir a la suite de la manif un controle fiscal! ce que j ai eu évidement! dommage pour l administration je n avais rien a me reprocher!! de plus les établissements a paris ou en france en général sont pourraves car les patrons sont des rats pas amoureux de la nuit donc investissent quedal et au bout d un moment les clients on ne peut plus se foutre de leur gueule donc ils desertent et vont la ou on les respectent! bref si tout le monde créve c est la faut a la lacheté et l incompétence des tenanciers! voila!!!

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