Serré. Très serré. Plus qu’annoncé, même. A tel point que les sondages « sorties des urnes » qui viennent d’être publiés avant la fermeture du scrutin ouvert à quatre millions d’électeurs sont à prendre avec des pincettes.
L’un de buts du Premier Ministre danois Anders Fogh Rasmussen (photo) qui a appelé il y a trois semaines à des élections législatives anticipées, semble avoir été manqué : sa coalition n’obtient pas la majorité absolue escomptée…
Selon un sondage sortie des urnes réalisé par la chaîne de télévision TV2, elle arriverait en tête du scrutin avec 87 sièges, sur les 179 mis en jeu au sein du "Folketing" (Parlement unicaméral). Elle aura donc besoin du soutien de la Nouvelle Alliance, un parti créé par Naser Khader, un député centriste d'origine syrienne. Les sociaux-démocrates d'opposition de Helle Thorning-Schmidt et de ses alliés, le Parti radical libéral et le Parti socialiste populaire disposeraient de 83 sièges de députés, selon les mêmes projections.
Première leçon : la reconnaissance légitime de l'action de son gouvernement de coalition libéral-conservateur (bonne santé de l'économie, baisses d'impôt prévues et chômage quasi inexistant), n’ont pas été des ingrédients suffisamment porteurs pour lui assurer une victoire qui lui permette de gouverner en ayant les mains libres pour le programme de réformes des services publics en chantier.
Une question : quel sera le poids réel de l'Extrême Droite, donc du Parti du peuple, la formation ultra nationaliste de Pia Kjaersgaard, qui soutenait la coalition gouvernementale au Parlement mais en freinant la mise en œuvre d'une politique de l'immigration plus humaine, un engagement européen plus soutenu et la réforme de l'Etat providence ?


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