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Un café, merci

Publié le 12 mars 2010 par Nicolas(61)

Dimanche soir, on perçoit une petite lueur dans la nuit.
 La lune était absente, il fallait donc faire sans elle pour se guider.
 Puis, un puît de lumière a réchauffé l’obscurité.
 Il se laissa transporter d’ailleurs vers ailleurs, quelque part.

Et, en peu de temps qu’il faut pour le dire, qu’il faut pour le croire, 
leurs lignes se croisèrent sans mot dire, pour tout dire. 
Ils se sont trouvés sans jamais réellement se rencontrer, sans réellement se cacher.

Ils attendaient sa venue. Qu’avait-il à dire que les mots ne pouvaient entendre ?

Ils se sentirent, alors, réchauffés par l’éclairage discret et tamisé, seul témoin de la circonstance, étrange, étrangère et si familière pourtant, des bols aux douces vapeurs accompagnés les convives. Tel un conteur, il prit la parole qui s’imposait naturellement. 
Il entama alors son histoire sans jamais regarder, sans trop voir ce que la pénombre lui réservait.

Ne croyant toujours pas que le voyage touchait à sa fin… 
Qu’à ce rêve, il existait une réalité.
 Que la réalité pouvait être effrontée, qu’elle devait être affronté.

Ces histoires étaient bues, comme aspirées par la voûte étoilée
 qui trônait au-dessus de leurs têtes. 
Il se sentait tout petit dans cette immensité
 et si grand dans le partage de ces instants.

Et puis la soirée s’éclipsa comme le battement sourd des ailes de la chouette effraie. Dame blanche, d’âme blanche… Majesté, majestueuse… Mage… Image…

Autour d’écrits, comme un dessein… aujourd’hui, il quitte la plume pour la laisser reprendre son vol, son envol. Se laisser guider… pour une nouvelle destination, se fondre, se confondre et surtout vivre cette fois, 
vivre ce qui ne peut pas s’écrire,
 vivre intensément la lumière du jour et la noirceur de la nuit.
 Se retrouver. Aimer et être aimé au-delà des mots,
 loin de sentiment technique fait de virgules et de points… d’un présent toujours plus présent. Faire son deuil de blanc et entamer la voie d’un sentier encore inexploré. Une autre réalité l’attend.

Et si au détour d’une colline, un peu plus sûr et un peu plus fort, il l’aperçoit, encore, descendre des cieux, il sait qu’elle sera là pour lui et il tentera de la saisir, sans aucun doute, convaincu. Convaincu que d’une plume se dessinent les grands oiseaux qui percent l’horizon et qui franchissent tous les obstacles.

Que ces lignes soient le message d’un plus bel horizon.
Le silence le guète, le gatte…
 Les mots le quittent déjà. Il glisse doucement dans la pénombre pour se fondre dans le paysage.

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cafe

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Et je me souviens de ces mots, comme à l’aube d’une nouvelle journée, annonciateur d’un avènement bien singulier, de jours exquis, d’un avenir radieux :
« J’ai gardé en mémoire un halo de douceur. C’était il y a longtemps, il me semble… Le lieu a peu d’importance. Mais je sais que l’herbe y était verte, que le soleil donnait même lorsqu’il faisait gris, et que le café avait ce goût inimitable de l’hospitalité. J’ai cherché longtemps, sans chercher vraiment d’ailleurs et je suis tombée par hasard ici, dans ce petit coin paumé où la vie est un moment à part. Contente d’être entrée en contact avec quelqu’un qui sait qu’il existe… » écrit de la plume d’Illys en décembre 1999.

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Tom’s Diner – Suzanne Vega
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