Il n’est de pire injure que d’être bafoué
Mais quand elles viennent de toi, j’aime à être torturé
Par tes acrimonieuses paroles déversées
Sur ma croupe complice de ta lubricité.
Tes mots glissent étoilés, sur mes reins malmenés
Par tes assauts virils en mon ventre exprimés
Menaçante violence que ta capacité
A vouloir me pourfendre de tes assiduités
Tes mains étreignent mes hanches, ta raideur mon étui
Ton regard malmené par ton sexe englouti
Dans la source jouissante de ma corolle éclose
Convoite mon désir qu’en mes reins tu exploses.
Ta queue n’est plus que braise, mon fourreau un volcan
Dont tu tentes la fièvre d’éteindre vainement
Perdure mon plaisir à ton aveuglement
A vouloir m’accabler de ton acharnement.
Oubliant les prémices d’un érotisme patient
Tu as joué du vice, me prendre impunément
Il est là ton supplice, perverse déloyauté
De mon corps obstiné à longtemps résister.
Tu plonges et tu replonges sans jamais te lasser
Dans cette douce fange par ton sexe adorée
Mon plaisir diabolique dans tes veines bouillonne
Dans le feu de tes tempes, ma jouissance résonne.
L’orgasme nous atteint, violent de plein fouet
Tempête océanique, dans la complicité
Puis nous relâche enfin aux abords d’une plage
Sereinement comblés de ce nouveau partage.
Nos corps se désunissent, nos lèvres réunissant
Dans un profond baiser au pouvoir envoutant
Nos regards échangés dans la douceur de vivre
Immortalisent l’instant de nos deux âmes ivres
© 2010 Mystérieuse







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