J'avais oublié de faire sonner le réveil.. résultat complètement dans le coltard, et réveil tardif, mais bien détendue. Hier, je me suis donnée à fond dans mes
dossiers, alors cela me met le moral au beau fixe, malgré les difficultés, les retards, les complications.
Il faudra aussi que j'aille déposer de préférence mon dossier à la CRAMIF, la conseillère au téléphone m'a dit qu'ainsi ils sont prioritaires, mais que je n'aurai
des nouvelles qu'en mai. Je vais "flipper" jusque là.
Je ne comprends pas qu'ils me demandent si j'ai demandé une rente à l'AAH, une connaissance avait demandé les deux et il fallait accepter ou refuser : c'était la rente Sécu la plus intéressante..
Alors ceux et celles qui sont en invalidité, merci de me donner des précisions, je me prends la tête avec tout cela !
Hier, on voit le beau temps, moins de visites... mon graphique stats plonge un peu. J'avais comme Ecureuil Bleu des soucis pour laisser des messages : alors, on passe sur des blogs, on veut dire
qq chose, et on repart sans l'avoir fait.
Comme j'ai mis "France Télécom Suicides" en alerte : j'apprends qu'encore un homme de 50 ans s'est suicidé dimanche soir : la relation travail/suicide n'est pas
encore faite, mais il ne faut pas se fier aux communications Direction et Syndicats.
Les syndicats qui se réveillent maintenant que le rapport de l'Inspection Générale est rentré, alors que la police avait (comme pour mon entreprise) conclut à des motifs "personnels), ne sont pas
aptes à prendre des risques dirait-on.
La satisfaction que j'ai eue à lire deux articles : il y en a beaucoup plus, est que l'inspectrice du travail a utilisé les mêmes arguments juridiques que moi : "harcèlement moral" / "mise en danger de la vie d'autrui".. c'est exactement ce qui est mis dans ma déposition à la police (mon audition fleuve de 7 heures).. c'était en
novembre dernier et nous sommes en mars. Je suis donc cohérente avec eux ! 
Je me demande si finalement Darcos, l'ex-Ministre du Travail, n'a pas été viré pour avoir mis en place toutes ces procédures de risques psycho-sociaux. Je n'apprécie pas du tout Eric Woerth : il
est dur, jusqu'au non respect du droit. J'ai été en contact avec lui pour mes impôts et il me demandait de payer plus que la loi ne l'y autorisait. Donc, méfiance vis-à-vis de lui, et en plus, il
doit s'occuper de la réforme des retraites.
J'ai ri en lisant les commentaires qui me demandait si ma photo d'hier :"explosion de rose dans ma rue", concernait les résultats aux élections régionales : je
précise qu'il s'agit bien de photos prises hier dans mon quartier, qui sait ? Peut être quelque part, y a-t-il une relation subliminale !
Pour France Télécom, je vous mets les extraits intéressants à savoir pour vous, votre famille, vos proches, vos voisins, vos connaissances - il s'agit de l'interview de Jean-Paul Teissonnière sur
Usine Nouvelle , avocat représentant le syndicat SUD dans l'information judiciaire à l'encontre de France Télécom.
http://www.usinenouvelle.com/article/les-risques-psycho-sociaux-dans-le-domaine-du-penal.N128362
"Le phénomène est apparu selon le même schéma que le cas de l’amiante. Il y a eu une période d’invisibilité, moins longue que pour l’amiante. Le débat est ensuite apparu dans la sphère publique grâce à une médiatisation et une judiciarisation, qui s’alimentent l’une l’autre.
La vraie nouveauté dans ce dossier est le glissement de la responsabilité d’un élément toxique extérieur à l’entreprise –l’amiante- à une toxicité
interne. Ici, c’est le management, l’organisation du travail inhérente à l’entreprise qui est pathogène. Or, cette organisation relève de la stratégie qui est décidée au plus niveau de la
hiérarchie. Ainsi, dans le procès de Besançon, nous portons plainte contre les dirigeants de France Telecom, dont Didier Lombard, le PDG de l’entreprise.
Outre les suicides, on peut parler de l’absentéisme, de la dépression et de troubles névrotiques. Tout ce qui est familièrement regroupé sous le terme de « stress au travail ». Ces
troubles psycho-sociaux sont la résultante d’un nouveau management avec une pression forte sur le salarié et une modification radicale des conditions de travail. Dans le cas de France Telcom, le
changement régulier de poste sans formation suffisante, la mise en place de procédures absurdes et obligatoires ont entrainé une auto-dévalorisation de la part d’employés. La conséquence est
brutale : arrêts de travail, problème de santé et dans les cas extrêmes : suicide.
Donc, aujourd’hui on peut parler de responsabilité pénale dans le domaine des risques psycho-sociaux?
Les lettres d’adieu retrouvées après un suicide, mais aussi les documents de l’inspection du travail et ont suscité une vive émotion dans la sphère publique. Elles incriminent directement les conditions du travail. Le rapport de l’inspection du travail à Besançon a dressé un procès verbal qui qualifié le suicide de d’ « homicide involontaire » le cas considéré.
Sylvie Catala, l’inspectrice du travail, qui a écrit le rapport concernant les 35 suicides en 2009 au sein de France Télécom, dénonce un « harcèlement moral » et « une mise en danger d’autrui » dans l’ensemble de l’entreprise. C’est une qualification globale qui reste en cohérence avec le cas particulier traité à Besançon. Ce sont ces rapports qui ont permis un glissement vers le pénal.
De même, il y a un an déjà, le rapport de l’inspection du travail concernant Renault technocentre opérait le même glissement et
qualifiait le suicide d’infraction pénale imputable à l’employeur. La seule différence avec Besançon est que le parquet de Versailles a classé l’affaire. Cependant, il n’y a pas prescription, les
familles des victimes ou les organisations syndicales peuvent encore se porter partie civile."

Je n'aime pas faire des articles trop longs, mais il faut savoir, connaître, être conscients de la réalité de ces problèmes. Cela m'apporte une certaine satisfaction avec la légitimité de mon
action depuis que je me suis révoltée à l'égard de mon employeur contre les systèmes managériaux utilisés. Une de mes collègues passe en conciliation aux Prudhommes le 28 avril prochain : elle a
reçu la lettre en réponse de l'employeur, suite à sa propre réponse par rapport à l'attaque qu'elle a reçue dès le lendemain de mon audience au TASS : elle me dit "ce n'est rien que des
mensonges, c'est écoeurant !". Elle cherche elle la résiliation judiciaire de son contrat de travail, elle veut comme mon autre collègue qui re-travaille maintenant en intérim : "sauver sa peau
!" (pour reprendre leur propre expression !). 
Je vais faire plus de commentaires sur mon blog dédié : refuge pour harcelés, car l'actualité est dense, et je pense que je ne peux vous gaver avec toutes ces affaires assez "morbides", mais qui
font partie de mon quotidien !






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