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Quelles solutions pour améliorer les relations entre dirigeants bénévoles et directeur salarié ?

Par Laurent Samuel
Depuis un certain temps, j'ai ouvert le dossier des relations entre dirigeants bénévoles et directeur salarié. J'ai même sollicité vos témoignages ici.
Je vous propose de développer quelques pistes de réflexion à propos de la prévention et du traitement des situations conflictuelles entre bénévoles et salariés dans le management de l'association.
Trop souvent, le clivage entre dirigeants bénévoles et dirigeants salariés apparaît parce que ces derniers ont l’impression que les dirigeants bénévoles « perdent leur temps » à brasser de grandes idées, alors qu’eux sont au quotidien « les mains dans le cambouis ».
Cette distorsion est quelques fois le fait des bénévoles qui perdent le lien avec les réalités du terrain, c’est alors une manière pour eux de se désengager tout en restant en fonction. Elle peut être également générée par les salariés qui confisquent les aspects opérationnels, au point de recréer une nouvelle organisation au sein de l’association.
Quelle que soit la source du problème, il est un facteur de schizophrénie pour l’association, deux visions du projet coexistant et finissant par devenir inconciliables.
Ici les solutions vont consister à renouer les liens nécessaires entre le projet associatif, tel qu’il est formulé par les instances dirigeantes, et la réalité vécue par les salariés sur le terrain opérationnel.
L’incompréhension naît souvent de ce que le projet associatif est formulé en termes vagues et génériques, alors que les salariés sont confrontés à une réalité qui les oblige au pragmatisme.
Une dichotomie apparaît entre le projet associatif tel qu’il est vu et présenté en assemblée générale ou dans les statuts et le fonctionnement au quotidien, beaucoup moins glorieux
Le projet dont les dirigeants bénévoles sont les gardiens ne doit pas oublier de se nourrir de l’expérience du terrain qui est apportée par les salariés ; il faut une certaine dose d’empirisme dans la définition des valeurs et des principes qui portent l’association.
Ce pragmatisme doit tout d’abord transparaître dans la formulation du projet associatif au travers de ses documents fondateurs (statuts, règlement intérieur). Le Règlement Intérieur est l’endroit où l’on peut détailler les chantiers de l’association, indiquer les moyens mis en œuvre et les objectifs visés. L’exercice qui consiste à mettre sur le papier ce que l’on fait réellement dans l’association est salutaire ; il permet à chacun d’interroger ses pratiques et de confronter une vision idéalisée du projet avec la réalité quotidienne.
Nous avons abordé ces questions dans notre chronique mensuelle sur enviedentreprendre, à propos de la manière de formuler le projet associatif en distinguant l'objet, les moyens et les chantiers de l'association.
Lorsque les dirigeants bénévoles craignent de perdre le contact avec le terrain, ils doivent ménager aux salariés toutes les occasions de témoigner de leur vécu que ce soit en assemblée générale ou dans les instances dirigeantes (réunion de bureau ou du Conseil d’Administration).
A suivre

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