À lire, cet article du Nouvel Observateur envoyé par un lecteur, qui relate la scolarité d'un « petit Blanc » dans un collège de Marseille majoritairement composé d'enfants d'immigrés. On y constate, une fois de plus, la dhimmitude patentée de la (pseudo-)hiérarchie éducative : « Le principal conseille [...] au futur collégien de prendre l'option "bilingue, anglais-arabe", histoire de lui inculquer certains des codes de ses futurs camarades. » Apprendre l'arabe pour s'intégrer, il fallait y penser. La seule consolation (toute relative...) que m'inspire la lecture de cet « article », c'est que, tandis que les « Chances pour la Provence » végèteront dans la médiocrité à force d'être choyées par le corps enseignant, ce « petit Nicolas des quartiers », qui préfère s'instruire et est confronté au complexe d'infériorité de ses petits camarades, deviendra, à force de brimades, plus fort qu'eux, intellectuellement et moralement, sinon physiquement. Un peu comme l'était la Aryan Brotherhood, ultra-minoritaire dans les prisons américaines, mais toute-puissante. Le nombre ne fait pas tout. La qualité compte aussi.Roman Bernard
Photo : Yohanne Lamoulère — Transit pour Le Nouvel Observateur







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