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La Banque mondiale approuve un don de 120 millions de dollars pour un projet d'appui à la réhabilitation et à la relance du secteur agricole au Congo

Publié le 09 avril 2010 par Xp14
Le Conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don IDA de 120 millions de dollar pour augmenter la productivité agricole et améliorer la commercialisation des productions végétales et animales des petits agriculteurs à la base dans les zones ciblées du nord de la province de l’Equateur et dans le pool Malebo aux environs de Kinshasa.

La province de l'Equateur a été identifiée comme une des cinq zones avec un potentiel agricole élevé, une forte densité de population et un accès important au marché. Le choix a été confirmé par le travail analytique sur les dimensions spatiales d'investissement en infrastructure. « C’est une province avec un grand potentiel agricole autant pour les cultures vivrières domestiques que pour les cultures d'exportations telles que le caoutchouc et le cacao, et ce dans la perspective des investissements équitables et équilibrés exigés pour stimuler la reconstruction d' après guerre », a déclaré Nicolas Ahouissoussi, responsable de ce projet.

Le projet vise à promouvoir la croissance des revenus agricoles dans le monde rural, soutenir le renforcement des capacités institutionnelles et améliore l'accès aux services de base pour augmenter la sécurité alimentaire. Il fournira également un appui décentralisé au développement agricole et communautaire. Le projet aidera également à réduire indirectement la pression sur les ressources forestières dans les régions contiguës aux zones d'interventions du projet.

La République démocratique du Congo est de la taille de l'Europe de l'ouest avec une population estimée à 60 millions d’habitants. Les terres appropriées à l’agriculture représentent plus d'un tiers de la superficie totale qui est de 228 millions d’hectares, avec cependant seulement un tiers des terres potentiellement arables actuellement cultivées. La mauvaise performance de l'agriculture a augmenté la vulnérabilité de la population et abouti à une augmentation récente des prix des denrées alimentaires, et à l'intensification de la pression sur les ressources forestières. « L’amélioration de la productivité agricole et une meilleure communication entre les zones de production et de consommation favoriseraient l'amélioration de la balance commerciale, la réduction de la pauvreté et de la malnutrition, et la protection des ressources forestières vitales », selon Marie Françoise Marie-Nelly, Directrice des opérations pour la RDC et la République du Congo.

Le projet comprend trois composantes. La première composante se concentre sur l'exploitation agricole en vue d'augmenter la productivité et de faciliter l'accès pour les communautés aux technologies de base de transformation et de le stockage à petite échelle. La seconde composante s'occupe de l'amélioration des infrastructures de mise en marché. La troisième vise le renforcement des capacités des ministères de l'Agriculture et du Développement Rural pour assurer la mise en œuvre du projet, fournir les services requis et préparer la voie à la redynamisation des fonctions sectorielles régaliennes de l’administration et la relance de l'agro-industrie.

La première composante (Amélioration de la production agricole et animale) soutient des activités qui augmenteront la capacité productive pour environ 105.000 ménages agricoles, soit environ 735.000 personnes, pour les cultures pluviales (Equateur) et rizicoles (Pool Malebo), l'élevage de petits ruminants et de la volaille. Les activités à soutenir incluent la fourniture de semences et plantules améliorées, de géniteurs améliorés, de conseils pour une meilleure gestion de la production, l’amélioration de la gestion de l'eau par la réhabilitation d'infrastructures d'irrigation, et la transformation de produits de base. Cette composante soutiendra également des activités pour renforcer la capacité des organisations de producteurs dans les zones du projet en vue de promouvoir leur efficacité dans les fonctions de commercialisation d'intrants agricoles (semences en particulier) et des produits agricoles, et l'établissement de liens ave le secteur privé engagé dans l'agrobusiness. Le point d'entrée de cette composante sera les organisations paysannes, y compris les groupements de femmes. Des évaluations périodiques des résultats du projet et des résultats intermédiaires seront effectuées au moins deux fois pendant la mise en œuvre du projet, avec un accent particulier sur les informations désagrégées par genre.

La seconde composante (Amélioration des infrastructures de mise en marchés) vise la réhabilitation des routes de desserte majeures et la réhabilitation ou la construction de quelques marchés locaux dans la province de l'Equateur. La pérennité de l'infrastructure sera assurée par la mise en place de moyens adéquats d'entretien des équipements dans la zone du projet. Un financement adéquat doit être prévu pour entreprendre l'entretien autant que nécessaire, en régie ou par contrat avec les entrepreneurs locaux. Les marchés rénovés seront autogérés par une structure organisationnelle et un système de recouvrement de coûts en vue d'assurer leur entretien sur une base pérenne. « Les résultats de cette composante infrastructure vont certainement encourager la production agricole et inciter les petits fermiers à adopter de nouvelles technologies », a souligné Nicolas Ahouissoussi

La troisième composante (Renforcement de capacités) se propose d'appuyer les ministères de l'Agriculture et du Développement rural ainsi que l'unité de gestion du projet. Elle permettra également d'assurer le suivi et l'évaluation.

A la fin de la période de mise en œuvre, le projet devrait avoir eu un impact positif sur l’amélioration des conditions de vie des populations ciblées, vu qu'il aura contribué, grâce a l’amélioration de la productivité agricole et à un meilleur accès au marché, à augmenter les revenus des ménages. De manière générale, le projet apportera une contribution significative à la réduction de la pauvreté et à l’intégration de la problématique genre conformément à la mission de la Banque mondiale.


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