Ce mois-ci, Chronic’art me fait l’honneur d’un petit passage dans le numéro avec Marc-Edouard Nabe en couverture (oui, c’est bien un bouquin de Sollers qu’il brûle…). Selon Chronic’art, la blogosphère littéraire est un univers “démocratique” et “bordélique” “d’où sortent parfois des débats intéressants et, surtout, une forme de contestation par le bas qui est loin d’être malsaine.
Exemple classique: WRATH, blog très fréquenté qui mélange poujadisme sympathique, théorie du complot, provocations un peu outrées et informations parfois pertinentes sur le monde éditorial, ce qui explique son succès et sa pérennité.”
Poujadisme sympathique? Informations parfois pertinentes? Euuhhh… Mais je suis d’accord quand Chronic’art parle de “forme de contestation par le bas.” C’est exactement ce que je cherche à faire: que mon blog soit la voix des wannabes, qui sont traités comme des déchets par les éditeurs.
De plus, le dossier de Chronic’art a le mérite de poser une question importante: le web peut-il sauver le milieu hostile de l’édition? Marc-Edouard Nabe pense que oui, et moi aussi. Le problème de Nabe, c’est que son dernier livre n’est pas encore au niveau de ce que peuvent produire les maisons classiques - en ce qui concerne la couverture, le design et le marketing. Il faut plus de l’argent et une équipe de professionnels pour produire un “vrai livre” et non pas un énième produit Lulu. Pour l’instant, le web reste un champ d’amateurs et d’innovateurs, pas encore un univers de gros joueurs…






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