J'ai répondu à un questionnaire excellent pour mon ego pour le blog "Conditor Alme Siderum". Voici la plupart de mes réponses
1/ Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ?
Je suis une sorte de petite barrique perfectionnée, car j'ai le don de la parole, je parle beaucoup, souvent pour ne rien dire. Il paraît que je suis une boule de suif souffrant de logorrhée (ce qui est moins grave je vous l'accorde qu'une gonorhée). Je viens de là (voir fig1) et je pense y retourner bientôt (voir fig2). Pour les provinciaux, je suis un gros beauf parisien cynique depuis vingt-cinq ans, pour les parisiens, je suis un affreux péquenot sacarstique.
Dans quel état j'erre ? (cette question manquait)
Les uns pensent que je suis depuis longtemps dans un « état proche de l'Ohio », les autres que je suis spécialiste en éjaculation narcissique et onanisme de sacristie, quelques inconscients continuent à me lire et apprécier cependant ce qui contribue énormément à l'entretien de mon ego surdimensionné.
2/ Qu'est ce qui, généralement, vous enchante ?
La connerie en général, la mienne en particulier car nous sommes tous le con d'un autre. La connerie est fascinante, multiple et tellement répandue ainsi que l'autosatisfaction ou la prétention, la certitude sans failles, toutes choses que le Net permet de répandre de manière encore plus performante qu'avant. Le poète de sous-préfecture peut enfin être lu, et s'imaginer génial et maudit par la critique qui est toujours composée d'affreux bobos bien entendu. J'adore les prétentieux, les crétins, les bons apôtres, les illuminés, les hors-normes, les révolutionaires en charentaises, les libéraux en tongs, la comédie humaine, la dérision, tout ça.
A part ça, la beauté des filles bien sûr. D'ailleurs c'est surtout pour leur plaire que l'on cherche à se faire remarquer, n'est-ce pas ?
3/ A quelle époque auriez-vous aimé vivre ? Pourquoi ?
Question délicate.
J'aurais bien aimé vivre au XVIIème siècle pendant le règne de Louis XIV, même si on pouvait mourir d'un rhume. Ou alors juste avant la Révolution, pendant toute cette période où règnait « la douceur de vivre » quand on savait que la nature humaine n'est pas répressible parce qu'on ne peut pas décider qu'elle le soit (j'ai horreur des bons apôtres d'où qu'ils viennent, qui veulent me forcer à un bonheur dont je ne veux pas, sans me demander mon avis), on y était plus charnels, plus terriens, plus incarnés. Je me trompe certainement quant mon adaptation possible à cette douceur, car finalement c'était une autre planète, des manières de vivre et de penser extrêmement différentes.
Ou sinon, j'aimerais bien connaître le même genre d'expérience que le héros du feuilleton « Life on Mars ».
4/ Qu'est ce qui vous fait souffrir ?
Le mensonge.
La lecture d'un extrait du roman de Virginie de Clausade
« Ça a été galère de planter mes copines, j’ai feint une migraine fulgurante. Pas sûr qu’elles m’aient crue, mais elles m’ont laissée filer sans trop de questions. Blottie contre lui sur sa Triumph, je suis contente de moi. J’aime bien être capable de suivre quelqu’un comme ça, sur un coup de tête. À ce moment précis, sur cette vieille moto, j’adore ma vie. Je n’ai aucune idée d’où il m’emmène. »
5/ Que lisez-vous actuellement ? Quel livre (ou quel auteur) représente, selon vous, l'horizon indépassable de la littérature ?Je suis en train de relire la correspondance de Flaubert en Folio, réellement passionnante, comme en plus c'est un choix de lettres, cela permet d'évacuer les courriers anecdotiques (liste de commissions...). Je suis bien embêté pour répondre à la deuxième question car il n'y en pas qu'un seul, bien loin de là. Chaque période littéraire a ses géants, pour l'instant, du moins en France, je trouve qu'il y a beaucoup de nains. Sur mon horizon, il y a Alexandre Vialatte, Marcel Aymé et Philip K. Dick, trois auteurs ne souffrant pas du mal moderne qui est la prétention narcisique, le repli sur soi vaniteux.
6/ Quel grand classique vous tombe invariablement des mains ?
« Ulysse » de James Joyce, Claudel, Zola (quant à lui j'ai un mal fou à dépasser la dixième page de ses romans)...
7/ Qu'est ce qui vous a pris de rédiger un blog ?
Cette question !...
Comme tout le monde, voyons, mon ego bien sûr. Au départ c'était pour faire de la réclame pour mon roman, au bout de quelques semaines, du fait de l'afflux massif de visiteurs par jour (une vingtaine...) j'ai commencé à publier mes humeurs ; je sévissais déjà auparavant sur zazieweb maintenant disparu.
8/ Quel est le pire blogger à votre connaissance/ le meilleur ?
Un certain Jean-Mi se rêve en caricaturiste sur son blog, il se voit très insolent alors qu'il est aussi gentil et doux que le nounours Cajoline (TM). Il ne sévit plus depuis l'élection d'Obama. J'ai également horreur des critiques de Clarabel, tellement positive, tellement dans l'esprit aseptisé que l'on en a mal au coeur. Elle abuse des sucreries à mon humble avis.
Les meilleurs ? Car il y en a quelques uns que j'aime bien, « old fashioned » de Nicolas Huchet, le site de Manu Larcenet, surtout le journal de création au jour le jour et « l'actu du noir » de Jean-Marc Laherrère.
9/ Un avis sur Conditor Alme Siderum ?
Réponse nord-coréenne : Avant Conditor Alme Siderum, j'étais dans les ténèbres de l'ignorance, depuis que je vous lis, je suis comme ressuscité.
Ma réponse : De l'ecclectisme et de l'intelligence, deux choses que j'aime bien. Et je lis déjà Lanternier.
10/ Que pensez-vous de la pornographie ?
Comme tout le monde, je trouve que c'est très mal, je n'ai jamais regardé de film X (quand on en a vu un, on les a tous vu) et encore moins de sites du même acabit.
Sérieusement, je suis persuadé que la plupart des pornographes détestent les femmes qu'ils réduisent à des objets.
11/ Quels sont les lieux qui vous apaisent ?
Les océans, le désert, la vieille ville de Jérusalem, Montmartre.





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