Si vous n’avez toujours pas lu le dernier roman de Nicolas Rey, Un léger passage à vide
, vous avez fait le bon choix. C’est une suite de clichés sur la paternité (le futur papa qui crie “Un fils! Un FILS!” en voyant l’échographie), sur les relations hommes-femmes, sur les drogues, etc. La lecture de Voici apprend plus sur les rapports humains que ce torchon.
Voilà comment le narrateur décrit une séance de signature en librairie:
“Plus tard, une lycéenne arrive, l’air timide et peu jolie: ‘Je suis tombée sur votre livre par hasard, j’ai adoré. Mes parents habitent là. Alors, je profite de l’occasion.’
Bien sûr, la lycéenne va sortir avec maladresse un manuscrit de son sac à dos et bredouiller: ‘Moi aussi, j’écris. Je ne connais personne dans le milieu. Si par hasard, vous pouviez jeter un oeil.”
Il y a vraiment un article de socio à écrire sur la réprésentation des wannabes par les insiders du milieu. Ici, nous avons droit aux clichés habituels: la jeune fille wannabe est ingrate (‘peu jolie’), fayotte, ridicule et collante. Bref, on sent que le narrateur va balancer son manuscrit vite fait, bien fait.
Merci, Nicolas Rey, pour ce grand moment de littérature.







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