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Pour la FNAIM, les labels écologiques ont peu d’impact sur les prix de l’immobilier

Publié le 18 mai 2010 par Faunus

Pour la FNAIM, les labels écologiques ont peu d’impact sur les prix de l’immobilierHQE, BBC, HPE, THPE, toutes ces normes désignant un bien immobilier écologiquement performant commencent depuis peu à voir le jour et devraient, Grenelle de l’environnement oblige, envahir les catalogues des promoteurs immobiliers. Une question se pose toutefois : la présence éventuelle de l’une de ces normes aura-t-elle une quelconque influence sur la valeur estimée d’un logement ? Rien n’est moins sûr si l’on en croit la Chambre des experts immobiliers de France FNAIM.


Composée de 650 professionnels adhérant à la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier), la Chambre des experts immobiliers de France a notamment pour mission de procéder à diverses estimations immobilières et de dresser une analyse complète du marché actuel. Profitant de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi dit Grenelle 2, elle s’est récemment penchée sur la question des normes écologiques attribuées aux logements. Délivrées par des cabinets privés, ces certifications « vertes » ont fleuri au cours de ces dernières années jusqu’à représenter, aux yeux de Gérard Adriaenssens, le président de la Chambre des experts FNAIM, un véritable « maquis de normes et de réglementations ».

Devant entrer en application dès le 1er juillet 2011, la future réglementation thermique instaurée par le Grenelle constitue une avancée primordiale dans le développement des bâtiments basse consommation (BBC). Cette RT 2012 fixe en effet à 50 kWh/m² le seuil de consommation énergétique des nouveaux biens immobiliers. Le projet de loi Grenelle 2 voté ce mardi 11 mai par les députés (voir notre article) imposera également qu’une norme attestant de la valeur écologique d’un logement soit délivrée dès l’achèvement des travaux.

Si la démarche environnementale reste certes louable, l’impact réel de ces normes sur la valeur (en termes de prix) d’un logement se heurte au scepticisme des professionnels de l’immobilier. Selon Patrick Siksik, expert FNAIM en ce qui concerne l’immobilier résidentiel, la prise en compte de ces labels écologiques doit passer par l’instauration d’ « une quotation ou un coefficient, comme pour les voitures : à l’heure actuelle, on ne peut pas décoter un appartement ancien ». Plus qu’un quelconque « label vert », que la présence éventuelle d’un panneau solaire ou d’une pompe à chaleur, c’est encore aujourd’hui la proximité ou non d’un centre-ville et des moyens de transport qui impacte majoritairement l’estimation d’un bien immobilier.

Concernant le secteur de l’immobilier tertiaire (bureaux), Denis François, expert FNAIM, estime qu’ « il est très difficile de déterminer l’impact positif représenté par une norme environnementale et, à l’inverse, l’impact négatif d’une absence de norme ». Si le Grenelle 2 impose au secteur tertiaire de réaliser des travaux d’amélioration énergétique de ses bâtiments entre 2012 et 2020, aujourd’hui seul 3 à 4% des locaux semblent se prévaloir d’une certification écologique.

Source : Diagnostic & Expertise

Pour la FNAIM, les labels écologiques ont peu d’impact sur les prix de l’immobilier

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