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Félixeries…

Publié le 27 mai 2010 par Lawrence Desrosiers

L’homme a sa réplique chez les bêtes.

Il y a les hommes-écureuils qui portent dans le fond d’un petit casier à la banque tous les sous qu’ils ramassent.

Il y a les hommes-lions qui ne courent pas, mais font courir les chacals et quand le gibier passe à portée de la dent… ils choisissent.

Il y a les hommes-lézards qui se dorent au soleil et se font vivre.

Il y a les hommes-chevaux qui tirent des poids sans presque retirer de salaire.

Il y a les hommes-renards qui posent des pièges et s’en vont.

Il y a les hommes-chiens, les soumis, les fidèles qui baisent la main qui les frappe.

Il y a les hommes-chats, intéressés, flatteurs, menteurs, parjures, quand ils ont faim.

Il y a les hommes-pourceaux, les hommes-perroquets (qui répètent), les hommes-parasites, comme des poux, les hommes-ventouses, les hommes-coucous, les hommes-taureaux comme des brutes, les hommes-fourmis qu’on exploite, et qu’on écrase.

Il y a les hommes-oiseaux qui cherchent la sortie.

Les hommes-rats qui grugent tout ce qui n’est pas sous clé, les hommes-vers qui attendent votre mort pour vous dépouiller.

Félix Leclerc, Le calepin d’un flâneur

Lo x


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