Merdalors, j'ai été démasqué il y a peu, il paraît qu'en fait je ne suis pas si misanthrope que ça, que j'espère toujours que les personnes que je rencontre se laissent aller à choisir autre chose
que la facilité : juger sur un louque, condamner sans porte de sortie miséricordieuse, il paraît aussi que je ne méprise pas les autres mais seulement cette propension justement à la pente glissante de la médiocrité, sur laquelle je glisse autant que mon prochain.
Comme m'a dit quelqu'un ; « je ne méprise pas le pècheur, seulement le péché ».
Et puis si je peux sembler caustique avec les autres, je le suis également avec moi.
Un autre, qui m'a appelé monsieur le moraliste, avait tout à fait raison, j'en suis un, mais à la manière de Marcel Aymé, qui sait bien que la nature humaine toute seule est pitoyable, toujours ou à peu près, à quelques exceptions, excepté les gosses, et encore, une cour de récréation est un endroit souvent cruel, les innocents et les vieux lunaires, comme l'antiquaire des Bottes de Sept lieux, un des contes de Marcel Aymé que je préfère par sa justesse, son humour, et sa fantaisie, même si celle-ci est teintée de mélancolie. A savoir, les gosses miment les préjugés de leurs parents ou de leurs copains, et finissent par les adopter comme vérités intangibles. Rarement, mais ça arrive, les gosses réfléchissent ou pensent qu'il y a d'autres idéaux, d'autres aspirations dans la vie que possèder un pavillon, un camping-car, une télé coins carrés et j'en passe et des meilleurs dans le catalogue de Carrefourama.
J'apprécie également la vogue des personnages cérébraux, cyniques, misanthropes et un brin réacs que l'on trouve en ce moment dans les feuilletons américains, Greg House, bien sûr, dont on prétend que je suis le double, hormis la canne (ce qui me fait rire, car j'adore être sacarstique, j'avoue sans aucune honte), Cal Lightman, de "Lie to me" et Patrick Jane, "The mentalist". J'en remercie les créateurs car c'est une sorte de psy télévisuelle gratuite pour moi, me retrouvant dans nombre des situations décrites dans ces shows, à commencer par le sens de la dérision pour se protéger car, certes c'est un cliché, mais c'est vrai, les types caustiques sont vulnérables.
Comme eux je déteste la fausseté, le comportement ostentatoire pour la frime, la comédie sociale pour s'intégrer tout en se reniant ou en oubliant qui ils sont. Dans "Lie to me", un des personnages explique très bien au héros qu'en plus les gens détestent être transparents, même pour ceux qu'ils aiment, qu'ils veulent préserver une part de leur personnalité pour eux seuls, et qu'ils n'aiment pas être pris pour ce qu'ils sont. Pour moi c'est cependant un avantage. Bien sûr, cela crée une difficulté, il est quasiment impossible ensuite de respecter quelque forme d'autorité d'où qu'elle vienne. C'est une discipline que je m'impose non sans mal, mais pas toujours, il est bon d'ouvrir les vannes de temps à autres.
En fait je crois que je ressemble vraiment à House, je ne porte pas de chemise à jabots comme The mentalist, House attend lui aussi le miracle, qui ne semble ne devoir jamais venir (enfin je dis ça pour ceux qui n'ont pas vu la sixime saison car il arrive). Et je retrouve beaucoup dans Cal Lightman.
J'aimerais me tromper sur la fille qui joue les affranchies alors qu'elle rêve de maternité, et s'égare entre deux, ou l'inverse, sur les gens qui singent la tolérance, et sont dogmatiques, sur ceux qui jouent l'apitoiement et se foutent complètement du sort des plus démunis..etc
Et comme Lightman et House, je ne cache pas grand-chose de ma blessure intérieure...
ci-dessous, Daria, une ancêtre de House et de ses clones...





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