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organisation du travail et développement durable : un rapport d’étonnement sur les 15 dernières années

Publié le 01 juillet 2010 par Yann Gourvennec @ygourven

organisation du travail et développement durable : un rapport d’étonnement sur les 15 dernières annéesVoici une vidéo de mon intervention sur travail collaboratif, organisation du travail et développement durable, dans le cadre de mon intervention à l’Acidd du 15 avril 2010 (malgré les apparences c’est bien moi, même si je ne m’appelle pas Le Gourvennec !), dans les locaux de Cap Digital. J’y suis intervenu à la demande de Gilles Bérhault et de Richard Collin, organisateurs de ce petit déjeuner. Outre la vidéo je vous livre ici en quelques points les passages marquants de cette vidéo :

En guise d’introduction, je conseille de lire voire de relire l’ouvrage de Joël de Rosnay intitulé Le Macroscope, un livre de 1976 qui décrit merveilleusement bien la complexité des économies et de l’écologie, une excellente introduction à la compréhension de ce domaine. Mon intervention portera sur le domaine du service, censé représenter environ 70 % de la richesse de nos pays occidentaux.

Économie symbolique (cf. Charles Handy) : notre économie est devenue essentiellement symbolique, comme cela était prédit dès 1995 par le célèbre autreur irlandais Charles Handy, ce qui implique que – dans une économie où la production devient intangible – les acteurs économiques produisent des livrables, même si vu de loin on ne comprend plus toujours la portée exacte de ces livrables. Le travail devient immatériel, et pourtant il a une valeur économique certaine.

Internet se répand en 1995, et déclenche un énorme espoir chez les travailleurs symboliques qui envisagent de pouvoir se libérer des contraintes du travail, notamment des contraintes de transport mais aussi d’ouvrir le champ des possibles : dans le début des années 1990: on ne pouvait à peine gérer un à deux projets par an. Aujourd’hui les outils de collaboration rendent possible la gestion de 10 à 15 projets par an. cet apport technologique permet de travailler différemment. En outre, apport d’une ouverture possible sur le monde via ces outils qui sont, en théorie du moins, internationaux.

Trois expériences relatées dans la vidéo:

  • UNISYS en 1996 : suppression des bureaux fixes, et ma première expérience du travail en tout lieu et en tout temps, dans des bureaux de passage (j’avais déjà tâté du travail à domicile dès 1990 avec l’achat de mon premier ordinateur portable.
  • autre exemple externe et marquant, avec les bureaux de proximité créés par IBM en 1995 (voir le site de Jean-Michel Yolin) : fait marquant, à moitié du temps économisé par les employés fut réinvesti dans leur travail.
  • dernier exemple marquant, celui d’Accenture leur : suppression des bureaux en 95 et installation sur les Champs-Élysées en ‘hoteling’ puis fermeture et création des bureaux à la Grande bibliothèque à la moitié des années 2000.

Quid 15 ans après :

Retour sur le film de Jacques Tati, PlayTime, en 1967. Ce qui était visionnaire dans ce film, c’est l’arrivée du modèle anglo-saxon des années 70, celui intitulé des « cublicles» (cf. le principe de Dilbert) qui sont en soi un écosystème. Dans les grandes sociétés, que trouve-t-on encore aujourd’hui ? toujours la même chose ! Avec des variantes cependant. En France : 15 ans après on n’en est seulement en train de mettre cela en œuvre ; même si la tendance chez nous est de supprimer les cloisons d’isolation phonique pour une raison que je m’explique mal.

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