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Aller Simple de Carlos Salem

Par Sylvie

ARGENTINE

Aller Simple de Carlos Salem

Editions Moisson Rouge, 2009

Coup de projecteur sur les editions Moisson Rouge qui, depuis 2007, mènent une politique éditoriale originale afin de nous faire découvrir des perles rares de la littérature noire classique et contemporaine :

http://www.moisson-rouge.fr/

" Critique sociale, peinture des déroutes et des folies de l'époque, fresque urbaine, roman noir, fantastique et trans-genre. Au catalogue, une grande variété géographique, avec une nette orientation vers les sociétés en crise ou en mutation.Notre ligne éditoriale sinue en marge du polar classique. Nous jouons sur l'explosion des codes plutôt que sur les trames narratives classiques du roman policier et sommes particulièrement attentifs au style, à la qualité littéraire, à l'originalité et à l'atmosphère « noire ».

 

Ce thriller loufoque a remporté un prix à la Semana Negra à Gijon.

Un roman mené tambour battant qui vaut le détour ! Les situations rocambolesques sont au rendez-vous.

Imaginez un petit fonctionnaire de l'état civil qui se retrouve avec sa femme dans un bel hôtel du Maroc. Il a déjà rêvé de Dorita meurt de milles façons ! Et bien, un beau matin, crise cardiaque ! Ayant peur qu'on l'accuse, Octavio met le cadavre sous le lit de la chambre d'hôtel et s'enfuit. Dans le hall de l'hôtel, il rencontre Soldati, un révolutionnaire qui pique les portefeuilles des milliardaires boliviens. Soldati s'est reconverti dans la vente de glaces dans le désert...et lui propose d'utiliser son camion frigorifique pour enlever le cadavre...

Mais tout ne se passe pas comme prévu. Lors de leur déambulation dans le désert, Octavio et Soldati sont rattrapés par le milliardaire bolivien et des gangsters qui veulent à tous prix récupérer leur mystérieux portefeuille...

Tout se complique encore un peu plus lorsqu'un troisième larron vient rejoindre les deux compères : un argentin qui se révèle être Carlos Gardel censé être mort dans les années 30 et qui rêve de tuer Julio Inglesias qui a repris l'un de ses tangos !!! Sans oublier un Prix Nobel de Littérature qui n'a jamais écrit une ligne....

Tout ce beau monde, derrière cette épopée burlesque, poursuit à sa manière ses rêves ; la vie est une allée simple, il ne faut pas de regrets, il n'y a pas de retours possibles :

"L'important c'est d'aller, de faire, de rire, de pleurer, de vivre. Ce sont des verbes, de l'action. Si tu te trompes, tant pis. Mais si tu ne décides pas par toi-même, la chance, bonne ou mauvaise, te sera toujours étrangère. Tu comprends ? On ne peut pas vivre en accusant toujours les autres de son malheur, parce qu'être malheureux, c'est aussi un choix, mais un choix de merde. »

 

Ce road-movie déjanté est en fait une quête initiatique, une allégorie sur la poursuite des rêves, aussi insensés soient ils.

L'anti-héros, le petit fonctionnaire, va révéler son talent au cours du voyage. Onirisme, fantaisie et humour forment un coacktail explosif. Cela  pourrait être une nouvelle science des rêves, en roman...

On ne peut pas vraiment parler de polar...Il y a certes des courses-poursuites et des envies de meurtre mais nous retenons surtout les aventures fantasques, les désirs des personnages. On est bien dans cette nouvelle littérature au delà des genres...




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Par Lhaj Lmadani
posté le 28 novembre à 20:51

je soy rachid salim vivo en marruecos quiero hablar con salim carlos

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