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La broyeuse populiste.

Publié le 03 juillet 2010 par Hermes
La broyeuse populiste.
"Michel Rocard et Simone Veil crient "halte au feu" dans l'affaire Bettencourt/Woerth en appelant les hommes politiques à ne pas "apporter du grain à moudre à la broyeuse populiste", dans une tribune commune publiée dans Le Monde daté de dimanche-lundi." (AFP)
"Ce n'est pas servir le débat, c'est desservir la démocratie, l'affaiblir et finalement l'asservir au nom même des principes que l'on croit si bien défendre. C'est porter atteinte à la dignité de la personne, c'est porter un coup à la politique, à la République", écrivent-ils.
Question : Que faut-il faire pour « servir le débat » ?
On eût aimé que nos duettistes de la Haute le disent - à nous les manants - tout juste bons à rester devant la télé footeuse dans nos chaumières.
La République leur appartient donc. Quel aveu !
Ainsi serait-il « populiste » (donc fascisant) de s’interroger sur les collusions entre Monsieur Woertz en même temps Ministre du Budget et responsable des finances de l’UMP avec la plus grosse fortune de France quand il s’avère que celle-ci fraude le fisc alors qu’elle a pour conseil Madame Woertz en personne, laquelle a multiplié les aller-retours à Genève.
Vraiment, pour y voir du mal, faut vraiment être un nazillon ennemi de la République et le la Démocratie!
Ces élites gâteuses, imbues de leurs personnes et méprisant le peuple, ne se rendent même plus compte combien elles ignorent cette République qu’elles prétendent servir. Elles rêvent d' une République et une Démocratie sans peuple, sans opposition, où l’on « débat » entre soi, entre gens de bonne compagnie, où l’on sait faire ses petits arrangements…
Leur argument ?
On ne critique pas les élites. On ne doit pas exposer les scandales financiers. Car ça menace leur règne. Normal, ils mangent dans les mêmes assiettes, dans les mêmes palais…

Alors que Rocard, Weil et les autres sachent qu’ils contribuent ainsi eux-mêmes à « donner du grain à moudre à la broyeuse populiste ». Celle qu’ils craignent tant. Et ils ont raison car celle-ci risque de se charger d'eux. Et la broyeuse, en ces temps d’amoralisme sarkoziste , ne manque, hélas, de carburant.
Voir le fascisme et le populisme partout – y compris quand on compare Ségolène Royal à Marine Le Pen – c’est l’abjection à laquelle en sont arrivées ces " élites ".
Elles sont si certaines de leur supériorité qu'elles sont entrée dans un trou noir.
"Alors, oui, vive la broyeuse populiste s'il faut se débarrasser de ces gens-là," finiront par se dire ceux qui espèrent encore à d'authentiques valeurs républicaines !
Mais que signifie ici cette accusation si facile de "populisme"?

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