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Une édition très emballante

Publié le 06 juillet 2010 par Bordeaux7
Une édition très emballanteLes associations bordelaises sont en train de faire mentir l’adage «Bordeaux ville morte l’été». Outre «Imaginez maintenant» et le «Relâche» d’Allez les filles, c’est aujourd’hui que débute à Bordeaux la nouvelle version estivale des Grandes Traversées après un passage à Royan et Soulac On les avait quittés en décembre dernier sous la houlette du performeur Jared Gradinger. Revoilà le berlinois invité pour cette nouvelle édition estivale qui donne carte blanche à Mark Jenkins, connu pour ses installations en ruban adhésif à travers le monde. Le laser, la sculpture, les costumes, le son, sont autant de médiums auxquels les artistes auront recours. Entretien avec l’américain qui devient directeur artistique de l’événement qui risque bien d’emballer la ville.

Comment êtes-vous venu à l’art et plus particulièrement à la technique des sculptures en ruban ?

Mark Jenkins : J’ai appris l’art en autodidacte. J’étais intéressé par beaucoup d’expositions dans des musées. Selon moi, un groupe de musique et un plasticien dans la rue c’est un peu la même chose. J’ai découvert la technique du ruban enfant : il s’agissait de la manière la plus rapide pour mouler, façonner des objets et des figures. Cela me prend environ deux jours pour concevoir une sculpture. Je ne crois pas que cela soit une bonne idée d’expliquer les oeuvres avec des textes. L’art dans les galeries est un peu dépassé aujourd’hui. Cela fonctionne seulement pour la peinture. Je ne veux pas juste qu’il y ait une image à regarder pour le spectateur, j’espère susciter une réaction de la foule, à l’image d’un concert de rock. Ensuite, je mets l’oeuvre sur internet et l’impact s’avère alors encore plus important.
Et quelles sont généralement les réactions face à vos oeuvres ?
La ville est une scène, je n’attends pas de réaction spécifique juste entraîner une expérience sociale. Il y aura quelques sculptures à Bordeaux et souvent les gens sont curieux, parfois ils ont même peur.
D’autant que votre travail est presque toujours éphémère...
Oui, un jour est suffisant, quelques heures même. C’est ce qui constitue la force de l’art de rue. Je ne crois pas aux sculptures qui durent longtemps car ensuite elles deviennent invisibles aux yeux des gens. C’est comme écouter de la musique, cela reste précieux.
Pourquoi avoir choisi de reproduire une plage sur les quais ?
Tout simplement parce que l’on voulait que les bordelais puissent traîner dans le village du festival.

Propos recueillis par Carine Caussieu•


Inauguration ce soir de «La plage» à 21h quai des Chartrons au niveau du Skate Park, entrée libre. Soirée «Street art film» vendredi à 21h à l’Utopia, entrée libre. Rens : 05 56 96 07 25. Final samedi place de la Bourse. Programme complet sur www.lesgrandestraversees.com/ •

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