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A quelques lecteurs de Nabe égarés dans la cour de récréation...

Publié le 10 juillet 2010 par Amaurywat

Celine+-+Ayme+%C3%A0+Grosrouvre.jpgSur Google, un peu par hasard je tombe là-dessus, le site des lecteurs de Marc-Édouard Nabe, et un article sur mon blog (article dont j'ai fait une copie écran à toutes fins utiles). L'auteur de cette appréciation étant très courageux, un chevalier blanc de la littérature et du politiquement incorrect, il ne signe bien sûr pas son appréciation, et s'est bien gardé de me signaler la mise en ligne de cette appréciation. Pourquoi cette phrase si peu argumentée ? J'ai osé sur un forum attaquer le grand homme, Nabe, et me semble-t-il, le ibouque, que défendent ses lecteurs. On se venge donc comme dans la cour de récréation. Le niveau est élevé. Un point quand même pour le commentateur, il décrit fort bien et sa prose et celle de son grand homme.

Je l'avoue mes bien chers frères, je n'aime pas Nabe, pas du tout, cette posture politiquement incorrecte et célinienne de Prisunic me fait suer. Nabe ne manquerait pas de talent s'il consentait à arrêter, justement, de soliloquer et de jouer le rôle de "l'outsider" officiel. Et si j'aime bien Céline, surtout pour "le Voyage.." et "Guignol's band", je lui préfère largement Marcel Aymé, ses livres et l'individu lui-même, largement plus intéressant. Céline était un génie du style, mais aussi un fou rongé par la haine et le ressentiment à l'encontre de toute l'humanité, ce qu'il a en commun avec nombre de trolls et commentateurs de la toile. Aymé l'a d'ailleurs défendu contre vents et marées car c'était quand même son ami, je ne suis pas sûr que la réciproque eût été possible.

Par contre, je hais le principe même de l'ibouque, ceci à l'intention des lecteurs de Marc-Édouard. Le fait qu'ils défendent ce gadget sans intérêt montre d'ailleurs qu'ils sont tous, finalement, ces braves petits, serviles et dociles quant au système, et pas du tout en rupture avec lui.

Sur Internet, beaucoup, de toutes façons, confondent la posture politiquement incorrecte et le café du commerce. Sortir des horreurs qui font peur au bourgeois, croit-on, alors qu'on entend les mêmes à n'importe quel zinc de la bouche de n'importe quel philosophe de comptoir et qui se résume vite : les problèmes, c'est la faute de tout individu qui n'est pas du village.

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