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HLM: Fillon "juge nécessaire" la démission de Bolufer

Publié le 20 décembre 2007 par Torapamavoa Torapamavoa Nicolas @torapamavoa

PARIS (AFP) - Le Premier ministre François Fillon et la ministre du Logement Christine Boutin ont "jugé nécessaire la démission" de Jean-Paul Bolufer, directeur de cabinet de Mme Boutin, mis en cause pour l'appartement à loyer modéré dont il bénéficie, indique Matignon dans un communiqué jeudi.
Pour sa part, le conseiller social du président de la République Raymond Soubie a estimé qu'il fallait "toujours faire preuve d'exemplarité lorsqu'on a quelque pouvoir dans la République", à propos du logement à loyer modéré dont bénéficie le chef de cabinet de Christine Boutin.
"C'est à sa ministre de prendre une position sur ce sujet", a précisé M. Soubie sur LCI alors que la polémique enfle sur la situation de Jean-Paul Bolufer.
Le conseiller de l'Elysée a fait remarquer que "c'est la situation d'un certain nombre de fonctionnaires ou d'agents du secteur privé qui bénéficient de logements de fonction à des cours qui ne sont pas les cours du marché".
"C'est vrai que ce n'est pas très normal qu'il y ait des différences très importantes de loyers payés par les citoyens français selon la situation dans laquelle ils se trouvent", a-t-il toutefois ajouté, estimant qu'"il faut toujours faire preuve d'exemplarité lorsqu'on a quelque pouvoir dans la République".
Sur le cas de M. Bolufer "les conclusions à en tirer, ça relève de lui, ça relève de sa patronne", a insisté le conseiller de l'Elysée.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité quant à lui, sur RTL, que M. Bolufer "régularise très vite" sa situation.
"Comme il est directeur de cabinet du ministre du Logement, il faut qu'il régularise sa situation vite et bien, le plus tôt possible", a déclaré Xavier Bertrand.
"S'il ne veut pas régulariser, dans ce cas-là vous en tirez les conclusions", a-t-il ajouté, mais "une chose est certaine: il faut que les choses se régularisent très vite".
L'intéressé dénonce pour sa part "une chasse à l'homme" dont il est "victime", dans un entretien paru jeudi dans Aujourd'hui en France/Le Parisien.
"Je suis gêné par cette attaque ad hominem", ajoute-t-il, "car je ne suis pas une exception".
Selon lui, son "cas ressemble à celui de milliers de personnes qui vivent à Paris". "Je ne bénéficiais d'aucun privilège".
Concernant la lettre envoyée le 14 décembre par la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) lui enjoignant de donner "sans délai son congé", le directeur de cabinet de la ministre du Logement a expliqué que c'était "bizarre", car il ne l'avait "toujours pas" reçue.
Mercredi, le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch avait jugé que M. Bolufer devait "proposer sa démission".
Le Canard enchaîné a révélé dans son édition de mercredi que M. Bolufer était logé depuis 1981 dans un appartement à loyer modéré de 190 m2 boulevard de Port-Royal à Paris (Ve), au prix de 6,30 euros le m2.


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