i l'on se fie à la seule signature de la reine, on remarque une évolution constante : la graphie de la jeune dauphine n'a rien à voir avec celle de la femme, et c'est bien normal. Elle signe à droite et près du texte, ce qui correspond à sa façon de réagir immédiate et impulsive (Mars). Simple et sans paraphe, elle indique une nature franche et spontanée (toujours Mars).
Les différentes signatures de la reine

Signature de la reine après son accession au trône
L'écriture légèrement inclinée sur la droite, fine et sans rigidité témoigne de réceptivité, émotivité, besoin d'être entourée, désir de plaire, délicatesse et besoin d'harmonie autour d'elle (Vénus).
Les barres des T indiquent de la droiture et la graphie qui se fait plongeante indique un certain découragement
Etrangement, les M (la mère, la X et le Capricorne) sont à la fois ouverts vers le haut - réception aux valeurs spirituelles - et vers le bas - la matière -. La reine se cherche. Elle perd son père très jeune et sa mère en 1780, à l'âge de 25 ans. Est-elle perdue ?
Les A, en analogie avec Mars et l'AS sont tracés sans repentir à gauche, signe qu'elle ne se réfère pas au passé et se montre plutôt novatrice (Uranus au MC trigone Mars).
Le R est la lettre du langage, de la Maison III et des Gémeaux : comment exprime-t-elle ses idées ? Le R se termine par une pointe acérée et témoigne d'une argumentation assez précise et incisive, où l'on reconnaît le Soleil, maître de III en Scorpion.
Dans les deux dernières signatures, les majuscules disparaissent, comme son titre de reine. Or, la majuscule représente le rôle social ; elle n'est plus qu'un individu nommée marie-antoinette - certains la nomment même antoinette tout court - , réduite à la Lune maître d'AS qui approche du carré à Saturne, maître de VII en VIII et plonge vers l'irrémédiable.
Dans la dernière présentée ici, on remarque la présence de deux N - faute -, symbole redoublé du père, de ses origines et de son passé (la maison IV et le Cancer) auxquels elle se rattache au moment de quitter ce monde. Quant au I, il représente également une valeur masculine marsienne, renseigne sur la réaction au père symbolique - sa mère ? - et l'autorité qu'il représente ; celle lettre est indice de création et la force avec laquelle elle est tracée révèle la puissance d'affirmation du moi. Ce I est variable chez la reine : absent le 6 juillet 1788, le point reparaît en septembre de la même année, s'absente de nouveau en 1789 puis revient dans les deux dernières signatures. La reine, si elle a des hauts et des bas, ne manque pas de s'affirmer et d'utiliser sa composante marsienne, sans doute difficile à faire valoir, noyée qu'elle est dans les eaux cancériennes.
Le E, en affinité avec Vénus, la Balance et la Maison VII, correspond au monde de impressions et des sensations. Sauf dans le deux dernière signatures, les E se prolongent sur la droite, indiquant que la reine va d'abord vers les autres et le monde avec élan et sans retenue ; elle se censure vers la fin.
La lettre O nous renseigne sur l'attitude devant l'épreuve, la Maison VIII et le Scorpion : acceptation ou non. Elle l'accepte car le O est isolé seul et courageux mais c'est un O fermé : la reine se protège de l'adversité à sa manière par la colère et la révolte intérieures qui se se lisent en filigrane à travers les carrés et oppositions.
On note un rétrécissements des signatures, qui deviennent plus anguleuses avec une impression de barres verticales - les barreaux d'une prison -, en accord avec l'amaigrissement général de la reine, mais aussi de sa privation de liberté : les paniers de ses robes ne peuvent plus s'épanouir, et pas davantage ses émotions. Elle s'endurcit.
Sources
Astrographie, L'Astrologie dans l'écriture, Sylvie Chermet-Carroy, Editions universitaires, 1984
Notes
1/l'étude de l'écriture de la reine et les erreurs afférentes n'est imputable qu'à l'auteur du blog.
2/les différentes signatures de la reine sont lisibles partout sur le net.






5
Ajouter un commentaire