La place de la Vertu avec le bar à vin le Troquet de Bernard Vidal à droite et le bar la Vertu de Martine Montet à gauche qui se partagent la terrasse 04/09/2010 © periblog.frDes milliers de photos (non moins), auxquelles, se combinent un nombre croissant de vidéos, tout cela fait gonfler à craquer mon dossier intitulé « été 2010 ». Il me parait urgent d'opérer là-dessus sans plus tarder... À quoi sinon, servirait-il de faire le zouave avec mon petit Cyber-shot chaque fois que l'envie me prend d'assister à un des événements musicaux et artistiques qui continuent, même en cette fin d'été, à truffer notre calendrier événementiel ?Qui a baptisé Périgueux, « La belle endormie » ? Moi et d'autres, voici environ deux ans, désolés en ce temps-là, de vivre dans une ville engourdie... L'adage serait-il devenu une chose du passé ? Et si c'est le cas, grâce à quoi, grâce à qui ?
Nous avons eu droit toute cette année aux fruits des efforts nombreux et sincères, peut-être, mais visiblement désordonnés des élus de la ville, notamment ceux en charge de la culture et du tourisme. Aux efforts aussi des commerçants et tenanciers de bars comme ceux, de la Vertu, du Irish Corner, du Café de la Place, du Sixième sens et sa fameuse truffe d'été et même du Star Inn géré par nos amis britanniques (pardonnez-moi si j'en oublie quelques-uns). Aux efforts enfin des citoyens entreprenants ou fêtards comme le flamboyant et self-anobli Sir John Francis N'Tamé qui organise autant pour son plaisir que pour celui des autres, des fêtes folles, comme celle à laquelle j'ai pris part sur la place Francheville jeudi dernier. Je n'oublie pas bien entendu Jean-Charles Pouyot, l'homme tranquille dont le Périgord Découverte, la revue annuelle d'information touristique bilinque pour la Dordogne, complète intelligemment les efforts produits par les offices de tourisme régionaux. Et il y a Tobi Brown du bar des Toqués de Bière (fermé ? Ouvert ? On ne sait plus) qui a tant fait pour le jazz et le blues en hébergeant les « afters » à propos desquels j'ai entendu dire de toutes parts le plus grand bien.
Si on exclut les pourvoyeurs de culture et d'amusement public aguerris tel que les gens du MIMOS, du Jazzogène et du MNOP, son grand frère d'un père cajun ou créole, d'Expoésie aussi ou encore de la Truffe de Périgueux et du Cadre d'Or... tout cela exhalait fraîcheur et amateurisme qui ne passaient pas toujours inaperçus à nos yeux critiques. Légères imperfections pour lesquelles on ne leur tiendra pas rigueur. On eut dit, cet été, que Périgueux était dopée... est-ce moi qui aurait chaussé des lunettes roses ou bien circule-t-il vraiment un sang neuf dans ses artères ?
Des actions moins méritantes comme celles qui défraient la chronique locale depuis quelques semaines, viennent affadir le tableau. L'apparent harcèlement, sous forme de visites intempestives de la police chez certains de ces héros de l'été me peine. Même si un nombre minuscule des mesures de rétorsion à leur encontre résultent de plaintes répétées et légitimes, appuyées par des pétitions (je ne retire pas aux gens qui vivent en centre-ville le droit de dormir à des heures raisonnables), d'autres, en particulier celles qui concernent le bar La Vertu sur la place homonyme, semblent ne pas être dues à autre chose qu'un acharnement de la part d'une ou plusieurs éminences grises vivant dans le voisinage. On n'accusera pas la Police Municipale qui comme la police Nationale ne fait que ce qu'on l'a instruite de faire. On n'impliquera pas non plus le maire de notre ville, d'un parti politique opposé à celui de Martine Montet, la propriétaire du charmant bistrot sus-nommé, car il ne s'abaisserait pas à de telles manigances. Michel Moyrand serait hostile, m'a suggéré Philippe Cornet, opposant UMP lors d'une rencontre sur la terrasse de la Truffe, aux commerçants « carrément méchants, jamais contents ». Si cela est vraisemblable en ce qui concerne d'autres actions, telles que les procès verbaux émis pour des terrasses jugées non conformes, je ne pense pas que la colère à peine contenue du maire soit à l'origine des malheurs de Martine.
Excédée par ce qu'elle prend à tort ou à raison (le saura-t-on jamais ?) pour des attaques personnelles, blessée dans son âme de femme intègre qui, tout au long de sa gérance, avait cru bien faire, en tout cas pas plus mal que d'autres tenanciers pécunièrement plus importants pour la ville et qui eux ne sont presque jamais inquiétés (et j'en témoigne), Martine Montet se prépare aujourd'hui à mettre la clef sous la porte.
Il nous reste à espérer que le prochain propriétaire des lieux, parce que prévenu de ce qui pourrait l'attendre s'il n'était pas plus rigoureux des horaires de début et de fin des concerts ainsi que du niveau de décibels émis par les hauts-parleurs, saura faire revivre la Vertu comme Martine a su le faire. À moins d'un miracle, sa petite tête blonde est sur le point de disparaitre de la place qui, les beaux soirs d'été, a vu palpiter plus d'un cœur sous ses jeunes tilleuls.
Auteur : William LESOURD
Roselyne Berguin &Co chante sur La place de la Vertu04/09/2010 © periblog.fr
Sans vouloir trop paraître irrespectueux Hélène, ce gâteau sous la pergola ne présageait rien de bon04/09/2010 © periblog.fr Photos et vidéos illustrant ces soirées folles ou romantiques auxquelles je fais allusion plus haut sont en cours de préparation. Ce n'est pas de la haute définition, mais revenez tout de même plus tard pour le plaisir des yeux et des oreilles.
Quant au titre, il fait référence à un moment d'anthologie que seul mes yeux ont pu recorder car mon appareil photo qui fait aussi office de caméra, était hors d'action pour la dizaine de minutes que le moment avait duré (quand la coupure de courant a eu lieu). J'ai voulu néanmoins marquer ceci d'un diaporama sur lequel on peut entendre cette chanson. Ce sera sur la vidéo filmée à la Vertu le samedi 4 septembre.
Premier jetWilliam Lesourd est développeur de sites internet à Périgueux ! Contactez-le à ce numéro : 06 32 15 12 17 ou par l'intermédiaire de mon formulaire de contact sur www.periblog.fr





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