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Crash lusitanien

Publié le 09 septembre 2010 par Vinz

Crash

Le Portugal ne compte qu’un point après ses deux premiers matchs comptant pour les éliminatoires de l’Euro 2012. Un départ catastrophique qui compromet sérieusement les chances de qualifications des lusitaniens.

Résumé des deux matchs.

Première rencontre du Portugal à domicile à Guimarães  face aux modestes chypriotes, histoire de soigner le goal-average et de faire le plein de confiance. C’est tout le contraire qui se produit, après une succession d’erreurs défensives le Portugal se trouve très vite mené au score. Les lusitaniens arrivent tout de même à reprendre l’avantage à l’heure de jeu par un superbe but de M.Fernandes. Mais une ultime erreur du gardien Eduardo permet l’égalisation adverse à dix minutes du coup de sifflet final. La rencontre se termine sur le score incroyable de quatre partout.

Pour son second match, le Portugal se déplace au pays des vikings pour y affronter la Norvège. Vingtième minute de jeu, sur une passe en retrait de R.Carvalho vers son gardien, Eduardo s’emmêle les pinceaux et foire son dégagement contré par J.Carew, la balle parvient dans les pieds de Huseklepp qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but vide. Le reste du match nous renvoi l’image d’un Portugal brouillon, manquant d’idées et de qualités techniques pour parvenir à égaliser.

Eduardo

L’amateurisme de la fédération portugaise de football.

Après être sorti du groupe de la « mort » en Afrique du Sud, le Portugal est battu en 1/8 de finale par l’Espagne, sur un but hors jeu de Villa. Une défaite face au futur champion du monde n’a en soi rien de déshonorant.

Pourtant Gilberto Madail, président de la Fédération Portugaise de Football (FPF), a la brillante idée de licencier Carlos Queiroz. Problème, l’entraîneur est sous un contrat pour encore quatre ans, la FPF se verrait ainsi contrainte de verser trois millions d’euros d’indemnités mais les caisses sont vides.

C.Queiroz

Alors à l’instar de la Fédération française et son litige avec Raymond Domenech, la FPF sort de derrière les fagots un problème survenu juste avant le mondial pour essayer de virer le professeur Queiroz pour faute grave. Au mois de mai, un contrôle antidopage (Nani entends-tu ?) diligenté par la FPF est effectué lors du stage de préparation de l’équipe du Portugal. Ce contrôle inopiné est contesté par le sélectionneur de manière véhémente, des insultes auraient même été prodiguées par le sélectionneur.

Carlos Queiroz se trouve mis à pied et suspendu pour deux mois, période étendue actuellement à six mois. C’est son adjoint, Agostinho Oliveira qui assure l’intérim. Le président Madail n’ayant pas peur du ridicule affirme dans la presse que ce n’est pas un souci et que « l’équipe sera guidée par pilotage automatique ». Au moins, il pourra toujours se reconvertir dans la voyance.

Conséquences.

Dans un groupe de qualification de niveau moyen (Danemark, Norvège….) le Portugal réussi l’exploit de se mettre déjà dans le rouge dès ses deux premiers matchs. Lors de ces deux rencontres, des photos ont été prises montrant C.Queiroz envoyant des sms à ses adjoints sur le banc, situation très burlesque. Surtout pour un entraîneur suspendu par sa fédération.

Les joueurs après leur déroute en Norvège sont montés au créneau pour demander à la FPP de trouver rapidement une solution à cette situation ridicule. Certes l’absence du sélectionneur n’excuse pas toutes ces fautes grossières défensives mais sans son commandant de bord, l’équipe s’est désagrégée sur le terrain, ajoutée au manque de leaders sur le terrain.

Une réunion de crise est prévue jeudi 9 septembre pour, semble t’il, régler définitivement le problème Queiroz. La presse avance le nom de Paulo Bento comme son probable successeur. Ancien international et excellent milieu défensif, il a obtenu d’assez bons résultats avec le Sporting de Lisbonne. Plutôt connu pour ses « coups de gueule » ou faire sa « pleureuse ». P.Bento a du mal à se remettre en question et trouve toujours des boucs émissaires à ses défaites (l’arbitre, la pelouse, le système, le vent…).

paulo-bento

D’autres noms sont cités comme Sacchi ou Javier Aguirre, c’est toujours bon pour faire grimper les ventes des journaux.

Le Portugal se tire une balle dans le pied. Cette petite nation du football qui se veut grande prouve encore son amateurisme et son incompétence à construire un projet sur le long terme. Une chance tout de même d’être tombé dans un groupe assez abordable et d’espérer au moins une deuxième place qualificative pour les barrages.

Avec un nouveau sélectionneur ?


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