Après deux mois de pause, j'étais toute impatiente de retourner à la Staatsoper, avec le nouvel intendant et le nouveau directeur artistique, respectivement Dominique Meyer (c'est malgré l'orthographe, un homme) et Franz Welser-Möst (qui dirigeait déjà chaque deuxième opéra de la saison précédente). Ouverture de la saison 2010-2011 avec Tannhäuser, avec les mêmes chanteurs, sinon le génial Gerhaher, remplacé par Matthias Goerne, un peu moins génial (oui quand-même, puisque Gerhaher est le meilleur chanteur du monde et plus). Comme en juin 2010, dans la mise en scène de Claus Guth, avec Johan Botha en Tannhäuser, Anja Kampe en Elisabeth et Welser-Möst au pupitre. Vocalement, Botha a nettement mieux assuré sa partie, tandis que le bariton un peu trop dur de Goerne ne parvenait pas à faire oublier la voix magnifique de Gerhaher. Mais c'est surtout l'orchestre qui a surpris, avec une générosité et une précision u jeu qu'on n'a malheureusement que rarement à l'opéra. Nul doute que pour ce premier opéra de la saison, les Wiener avaient un grand plaisir à jouer, à jouer bien, non seulement proprement, mais avec beaucoup d'émotions, comme s'ils avaient redécouvert Wagner. Nul temps pour s'ennuyer durant ces 4h30.Et puis comme il ne faut surtout pas chômer, Franz Welser-Möst est venu dans l'église des St-Augustins pour nous (le choeur d'église) diriger. Messe du couronnement de Mozart, selon ses désirs, avec beaucoup de sourires et de surprises.






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