AFP, via Lemonde.fr, 24 septembre 2010 :
Le juge des libertés mis en cause par les syndicats de police pour avoir décidé de laisser en liberté le second braqueur présumé du casino d’Uriage a récidivé vendredi matin, en faisant libérer un délinquant de 21 ans qui s’était évadé de prison en juillet.
En juillet, le délinquant qui purgeait trois peines de 6, 4 et 3 mois pour vol aggravé, conduite sans permis et abus de confiance, s’était évadé de la maison d’arrêt de Varces (Isère), à l’occasion d’une permission de sortie, a précisé cette source.
Interpellé jeudi et déféré vendredi au parquet de Grenoble, il avait été présenté au juge des libertés et de la détention (JLD), qui a décidé de le libérer, à la surprise générale, alors que le jeune homme devait sortir le 3 novembre.
Le 2 septembre, une décision de ce même juge avait provoqué la polémique lorsqu’il avait décidé de laisser en liberté sous contrôle judiciaire le second braqueur présumé du casino d’Uriage, condamné dans plusieurs affaires.
« On est désolé de voir que la justice n’a pas pris la mesure de ses récentes décisions. Que le même JLD décide de relâcher une personne qui a commis des actes répréhensibles, c’est inadmissible », a déclaré la secrétaire départementale du syndicat Alliance, Valérie Mourier, interrogée par l’AFP.
« Des mesures devraient être prises contre ce juge pour lui expliquer que lorsque des personnes sont condamnées, il faut qu’elles purgent leur peine », a-t-elle ajouté.
De son côté, le responsable du syndicat Unité SGP Police-Force ouvrière, Daniel Chomette, a jugé la décision du juge « incompréhensible et complètement étonnante ».
« On ne voit pas ce qui peut amener un magistrat à prendre une telle décision. Certaines décisions de justice mériteraient d’être expliquées », a-t-il souligné.








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