Magazine Cinéma

The Social Network

Publié le 18 octobre 2010 par Olivier Walmacq

The Social Network

Genre: critique sociale.

Durée:2h.

Année:2010.

L'histoire: Vous pensiez que Mark Zuckerberg est le seul créateur de Facebook? Que cela s'est fait sans sexe, drogue, alcool, mensonges ou argent? Vous vous trompiez...

La critique de Borat

David Fincher fait un film sur Facebook. Rien que cette idée a fait germer le doute à certains fans du réalisateur. Or, qui a signé ce gros brûlot sur la société de consommation, le terrorisme, la publicité ou les sectes qu'est Fight Club, film générationnel de la fin des années 90?
Certains doivent l'avoir oublié. David Fincher était tout trouvé pour s'occuper de la 3ème puissance mondiale, avec plus de 25 milliards de $ à son compte en banque et plus de 500 millions de membres.
On est également très loin du blockbuster L'étrange histoire de Benjamin Button, avec des acteurs peu connus (à part si l'on compte Justin Timberlake, star de la musique, mais pas du cinéma) et un tournage dans le plus grand secret.

Pas non plus d'SFX, comme Fincher en a l'habitude, à part peut être pour Armie Hammer incarnant les frères Winklevoss. On y retrouve tout de même Jesse Eisenberg (propulsé depuis le carton de Zombieland), Andrew Garfield (le nouveau Spider man), Brenda Song, Max Minghella, Rooney Mara (la Lisbeth du remake de Millenium, que tourne actuellement Fincher), Joseph Mazzello (le jeune de Jurassic Park, vu récemment dans la série The Pacific) et Rashida Jones.
Le film commence sur la rupture de Zuckerberg avec sa petite amie, qu'il ne tardera pas à traiter de noms d'oiseaux sur le net et créer un véritable bordel dans la connection internet d'Harvard.

Un fait qui lui permettra des années plus tard de devenir le nerd le plus riche du monde, passant même devant Bill Gates, il me semble. Mais cela ne s'est fait pas fait sans dommages collatéraux. Ainsi, il a piqué l'idée de Facebook aux frères Winklevoss, 2 athlètes universitaires, et leur collège Divya Narendra. Cela donnera lieu à un premier passage au tribunal pour Zuckerberg, qui sera vite remboursé. D'ailleurs, Fincher a la bonne idée d'alterner récit de la genèse et procès, permettant un meilleur résultat. Et ce n'est pas tout.

Eduardo Saverin, co-fondateur de Facebook, premier financier et ami de Zuckerberg, se fera éjecter du système par les nouveaux investisseurs et surtout Sean Parker, ex patron de Napster en totale rivalité avec Saverin. Un bonhomme arrogant, drogué, mais vraie chiffe molle.
Il connaîtra également la porte, après une affaire de drogue, avec de jeunes stagiaires. Saverin intentera également un procès à son vieil ami. Alors vous pensez encore que Facebook c'est cool et tout beau, après avoir vu le film? Fincher signe un mémorable portrait du phénomène le plus affluents des années 2000.

Le mérite du réalisateur est surtout de ne jamais prendre partit et rester juste. Le scénario d'Aaron Sorkin (auteur de la série A la maison blanche) délivre des répliques croustillantes et hilarantes (au hasard: "Tu vas passer ta vie à penser que les filles ne veulent pas de toi, parce que tu es un nerd, alors que tu es juste un gros con") et est passionnant de bout en bout. Certains échos parlaient de film bavard. Le film se révèle très parlant, mais on est très loin de l'overdose.
On voit également l'énorme travail de recherche. Les acteurs sont tous unanimement bons, que ce soit le trio Eisenberg-Garfield-Timberlake ou les autres. Le musique de Trent Reznor (créateur des Nine Inch Nail) et Atticus Ross est vraiment excellent

David Fincher signe un nouveau chef d'oeuvre, avec des acteurs impeccables et des dialogues savoureux.

Note: 20/20


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