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Histoire de

Publié le 31 octobre 2007 par Menear
Arrivé la semaine dernière, je repars demain : on reste une petite dizaine de jours, donc, et durant cette petite dizaine-de-jours-donc, le temps d'aller à droite, à gauche, de voir ceux qu'on n'a plus vu depuis quelques mois, ceux qu'on a régulièrement au téléphone, ceux avec qui on échange des mails, certes, mais ce n'est pas pareil. On s'est déjà vu vendredi soir au Méphisto, bar collé à l'église Saint-Roch (véridique), et puis hier soir, chez Isa, et tant pis si je me suis à moitié paumé pour retrouver le chemin de chez elle (véridique, bis).
Étrangement je n'ai aucune photo de groupe : sur toutes les photos que j'ai prises hier, je me suis toujours inconsciemment arrangé pour cadrer Isa et Virginie. Et pas les autres. Hasard des photos prises au portables et peu importe d'ailleurs, vu la qualité des dites photos. Et grosso modo, ne rien faire d'autre que passer un bon moment ensemble et ne pas chanter Michel Berger (zut zut zut ; enfin, sauf quand Emilie chante toute seule) et subir apprécier les blocages syntaxiques de certains dont je ne dévoilerai pudiquement ni la nature (des blocages) ni l'identité (de certains).
Content de revoir tout le monde, disais-je, Elise et Patrick en particulier, sans doute, puisque ces deux là n'étaient pas là vendredi. Content de revoir tout le monde et, plutôt que de rattraper le temps perdu, le poursuivre ensemble, et tant pis si cette impression d'avoir sauté du train en marche est quand même là. Tant pis si ici, la vie continue sans moi. C'est le jeu. Il suffit juste de ne pas rester sur le quai de la gare quand on revient, par la suite.
Et discuter tous ensemble tous compressés sur le canapé pendant que d'autres jouent du piano à côté sans donner l'impression de prêter attention à la conversation mais en fait si. Et voilà qu'on parle de baignoire et de table en allu et qu'on loue la carrière néo-universitaire de Virginie, qui a, de toute évidence, attrapé le bon wagon. Et des minutes passées à subir apprécier cette même Virginie, la plus sophistiquée d'entre nous bien entendu (rapport à d'autres comptes rendus similaires peu flatteurs à l'époque : je suis tenu de me rattraper), qui s'efforce de nous jouer le thème de Titanic au piano. On met du temps à le reconnaître, mine de rien, mais que c'est hype.
Histoire de

Et puis tout le reste, tout ce que je ne dis pas parce que peut-être je ne m'en suis pas rendu compte mais c'est bien là, quelque part, je sais. On part à je ne sais plus quelle heure et pourtant je rentre un peu plus tard encore parce que : du temps à rester juste lui et moi dans la voiture à Nico, histoire de. Et je ne sais pas pourquoi en fait : juste que l'agencement des conversations à fait que, on en est arrivé là. Phrase incompréhensible et tendancieuse à souhait, du coup, mais peu importe.
Et repartir demain, mettre de côté ces parenthèses de vraie vie normale pour reprendre mes activités monacales à Nuggets City, 72540 (avec parenthèse parisienne, c'est vrai, dès bientôt). Pour revenir quand, au juste, je n'en sais rien : « suivre les rails », il dit, mon narrateur dans « Coup de tête », alors on suivra, et on verra où ça nous conduira, et pour combien de temps, aussi.

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