Magazine France

Quel changement ?

Publié le 13 novembre 2010 par Marx


   Tout le monde veut le changement, mais c’est quoi le changement. Pour les uns il suffit de battre Sarkozy et pour cela chacun a son poulain, ou sa pouliche (excusez l’expression), le meilleur ou la meilleure. Le degré zéro de la politique est atteint pour ceux qui abordent la question comme une sélection sportive ou un défilé de beauté. Quelques uns tiennent la « corde », DSK, Hollande, Valls entre autres. Ces trois en particulier, flattés et mis en évidence par les médias de droite. Trois candidats « responsables » plus enclins à n’être que des candidats de rechange pour la bourgeoisie tant ses candidats de droite sont dévalués. Le Président sortant sera  vraisemblablement sorti et ses amis s ‘y préparent , y compris pour l’achever si son discrédit ne suffisait pas.
   Le prochain sera comme le précédent , issu du choix des milieux financiers. Qu’il soit de droite ou de « gauche » peu importe, l’essentiel c’est qu’il soit au service du système et des plus riches. Il s’agit bien du prochain candidat, pour l’élection , c’est une autre paire de manches. Le ou les candidats qui répondront le mieux aux critères fixés par les milieux d’affaires seront l’objet de toutes les attentions et de toutes les sollicitudes.
   Pour reprendre l’expression de Marx « Quand on veut le changement à n’importe quel prix, on obtient généralement l’inverse de ce que l’on recherche ! » et le mieux placé selon certains médias officiels de la droite et de la bourgeoisie, n’est autre que le directeur du FMI, DSK , candidat de la « gauche » pour battre Sarkozy. Cela signifie t il un changement politique et de politique ? Pas du tout et la phrase de Marx prend toute sa pertinence. Toutes les mesures les plus réactionnaires prises actuellement et quelque soit le pays, ne sont que les recommandations du FMI et s ‘inscrivent dans ses directives. Comme les deux autres qui par ailleurs sont des partisans du Traité de Lisbonne. Ces trois candidats , comme le sortant s’inscrivent dans le même cadre politique du néo libéralisme. Qu’elle est leur marge de manœuvre en s’inscrivant, tous les quatre, pour les mêmes applications politiques économiques et sociales. Pour la bourgeoisie, c’est tout bénéfice dans sa parodie démocratique en faisant élire par la gauche ceux qui sont déjà à son service. Le tour de force devient de l’escroquerie politique en faisant élire un Président qui mènera une politique au service  des nantis et du système par nombre de ceux qui y sont opposés et qui prétendent combattre une telle politique. Ils obtiendrons, les opposants au sarkozysme, la même chose  et l’inverse de ce qu’ils recherchaient initialement. La bourgeoisie a le choix et chacun va tenter de la séduire et lui donner des gages de sa loyauté. La ronde des sourires et des approches a commencé, sauf pour DSK qui n’a pas besoin de prouver sa compétence en la matière, il est déjà au service du grand capital et pas complexé du tout d’affamer des peuples ici et là. Ils ont pris les devants en critiquant les propositions de Benoit Hamon, qui selon eux va trop loin et dont ils savent par ailleurs que ce texte ne verra jamais son application puisque le programme pour les élection est celui du candidat et seulement du candidat , ou de la candidate. Ils ne sont même pas prêts à ce minima minimum. Nous voyons bien qu’ils ont commencé à donner des gages, de leur servilité future. L’inverse du changement .
   Les choix sont plus simples que jamais, entre qui veut maintenir le système capitaliste et qui veut le combattre et utiliser le pouvoir comme un moyen supplémentaire à ce combat. Les trois cités plus haut ne font pas mystère de leur volonté de gérer le système , mieux disent ils que le pouvoir actuel et au profit de qui l’on sait. Au mieux concéderont ils les pansements qui vont avec les coups que ne tarderont pas à recevoir les salariés. Le mouvement social se fera alors sans certains qui ne veulent pas gêner leurs « camarades » au pouvoir. C’est du déjà vu et c’est ainsi que les pilules passent malgré des goûts amers , aidé en cela par le vocabulaire qui va avec.
   C’est quoi le changement, l’étiquette sur la bouteille n’en modifie pas pour autant le contenu, affreuse piquette pour les uns et l’élixir pour les autres.
   Battre Sarkozy, c’est bien mais pour obtenir le changement c’est mieux. La seule défaite du sortant ne garantit pas  le changement et le pire peut apparaître en lieu et place par la poursuite d’une politique toujours plus néo conservatrice, telle que l’exige les milieux capitalistes. L’alternance se poursuivra ainsi droite gauche et gauche droite afin que survive et se développe encore davantage le système jusqu’à la barbarie. La Grèce et l’Espagne illustrent parfaitement nos propos et le même processus risque fort de se développer en France. Le même processus inhérent au système , qui n’est que le processus du capitalisme  mondialisé.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Marx 5157 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog