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Le requin, poisson ou cétacé ? et tout un écosystème présenté par un documentaire

Par Vanessav
De plus en plus de documentaires sont visionnés à la maison... sur les dinosaures particulièrement parce que nous sommes deux devant (le lutin et moi). Mais j'aime aussi en visionner, comme ça, et ce fut presque un hasard (enfin un hasard dirigé par la main du compagnon) de découvrir le film de Rob Stewart, "Les seigneurs de la mer".
Je m'y suis intéressée encore plus car ce documentaire engagé offre une porte ouverte sur un écosystème. J'avais envie de parler de ce caractère de l'écologie avec le petit d'homme... oui, oui, pas de gaspillage d'eau, tri sélectif des déchets, pas de détergents à tout bout de champ (de pièces... enfin ça ce n'est pas le plus dur à la maison)... oui, oui, sensibilisation à la nature. Mais là, c'est aussi comment entamer une discussion de fond sur un ensemble, un cycle de vie.
Le requin, poisson ou cétacé ? et tout un écosystème présenté par un documentaire
"Les seigneurs de la mer" est aussi une présentation de son réalisateur et des actions de Greenpeace. Rob STEWART se met en scène et présente Paul WATSON du Sea Shepherd Crew (navire de Greenpeace). Ce jeune homme passionné des requins, qui s'en éprend tant et si bien qu'il décide de devenir photographe biologiste, va chercher à nous sensibiliser aux "monstres" des mers.
Le requin, poisson ou cétacé ? et tout un écosystème présenté par un documentaire*source
Il s'agit un peu de cela d'ailleurs. Le documentaire présente la vision que nous avons des requins, ce préjugé dramatique extrapolé aussi par le film "Les dents de la mer" de SPIELBERG et offre aussi un état des lieux de nos représentations, surtout celle des "consommateurs" de requins.
Le requin apparait dans toute sa dimension magnifique: contemporain et prédécesseur des dinosaures, un des premiers vertébrés à mâchoires, qui a survécu à près de 5 extinctions massives. Mais aussi ce poisson "effrayant" se dé-saisit de son rôle de grand méchant: pas fou, moins tueur qu'un éléphant, il apparait plus "sensitif" aussi avec sa perception du battement du cœur (donc des émotions) et du champ magnétique terrestre pour se mouvoir.
Cela permet de bien distinguer aussi poissons et cétacés (mammifères marins) : nageoire caudale verticale, respiration par les branchies et sang froid pour les poissons (dont le requin)....
De la méconnaissance et de peur primale présentées par les reportages de l'époque, le film détoure un fil de compréhension plus économique. Le requin est la cible de la pêche à la palangre (pêche non sélective) qui détruit plus qu'elle ne consomme et qui, sous-marine, est moins visible et plus tolérée par la population. Mais c'est aussi tout un trafic d'ailerons qui nous est présenté. Ce bout cartilagineux, présent dans les soupes chinoises de prestige pour sa texture et non sa saveur, a une valeur sur le marché rendant son trafic le plus rentable juste en dessous de celui des stupéfiants. Ce constat amène certains gouvernements a laissé la mafia faire sa loi contre même leur législation.
Et là où j'aimerais m'attarder encore c'est sur ce concept d'écosystème. De mondes liés les uns aux autres, les interactions et aussi de ce cycle alimentaire important à la survie de tous.
Le biotype de l'eau déjà comme important. La vie vient vient de la mer. L'eau correspond aux 2/3 de la surface de la terre et à plus de 80% des organismes vivants. Les océans sont le système d'entretien de la vie sur terre, régulent le climat et nourrissent la majeur partie de la planète.
Le rôle du prédateur apparait aussi: il est nécessaire pour contrôler la structure et le fonctionnement d'un écosystème. Il maintient l'équilibre des réseaux trophiques (ensemble des chaines alimentaires) inférieurs. Le requin apparait alors important en limitant la prolifération des mangeurs de planctons (qui fabriquent 70% de l'oxygène que nous respirons).
Le film est aussi très attachant car STEWART nous prend à témoin, nous parle, on fait presque partie de l'équipe. Maintenant, et n'est-ce pas un bon point, ce documentaire est très engagé mais ouvre les yeux sur une triste réalité. Il regorge de chiffres percutants, 15 000 requins tués pendant le visionnage du film, et sonne presque le glas à l'espèce humaine. Pour vous faire une idée, n'hésitez pas à lire ici.

Les Seigneurs de la mer - pour TroisCouleurs
envoyé par troiscouleurs. - L'info internationale vidéo.

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